Le message est envoyé : Houston mis à terre violemment
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Analyses

Le message est envoyé : Houston mis à terre violemment

Source photo : Sports Illustrated
Milwaukee contre Houston. La grosse affiche de la soirée entre deux des meilleures franchises de la NBA. Surtout, c’était une sorte de finale avant l’heure pour la course au titre de MVP entre les deux favoris : Giannis Antetokounmpo et James Harden. Alors, ce match a t-il mis fin au débat ?

Oui et non. Si on devait s’appuyer sur cette rencontre pour choisir le futur MVP, il serait assurément habillé en vert, mais ce serait plutôt Eric Bledsoe ! Le meneur des Bucks a livré une excellente prestation, prenant feu dans le troisième quart-temps et en muselant James Harden (9/26 au tir), en l’orientant constamment sur sa mauvaise main, quitte à défendre à côté de lui plutôt que de face. Etrange spectacle à regarder, mais qui s’en plaindra quand on voit le résultat.

Giannis Antetokounmpo lui, a fait son match, sans avoir besoin de forcer. En début de rencontre, PJ Tucker lui a causé quelques soucis en coupant ses lignes de passe et en provoquant une charge offensive de sa part. D’ailleurs, les Rockets ont bien commencé la partie, avec un Chris Paul plus adroit que le reste des deux effectifs. Malgré ça, Eric Gordon et PJ Tucker enchainent les briques, ce qui pousse Mike D’Antoni à lancer Danuel House Jr assez rapidement. Judicieuse décision puisqu’il inscrira deux tirs primés d’affilée, donnant 8 points d’avance aux siens à l’issue du premier acte.

House Jr et Shumpert sanctionnent dès que le jeu reprend, mais Pat Connaughton est efficace lui aussi en sortie de banc. Giannis s’ouvre quelques pénétrations dans la raquette et Brook Lopez continue de montrer qu’il est le meilleur shooteur de la NBA parmi les seven footer ! Il n’en faut pas plus pour que les Bucks passent enfin devant au tableau d’affichage à la mi-temps : 53-58.

De retour sur le parquet, Harden plante un tir à 3-points et Clint Capela prend le dessus dans la raquette adverse. Brook Lopez lui répond à distance et voilà que le Bledshow commence ! Sur deux possessions consécutives, Eric Bledsoe trouve de l’adresse dans le tir extérieur, forçant un temps-mort des Rockets. De quoi le faire refroidir ? Oh non, au contraire ! Le meneur de Daims va tout simplement prendre feu et inscrire les 16 points suivants de son équipe ! Pendant ce temps, Houston enchaîne les pertes de balle et se perd à son propre jeu en multipliant les tirs à 3-points. Si certains soirs, tout rentre et le spectacle est beau à regarder, ce soir c’est un festival de briques même lorsque les tirs sont ouverts et bon sang que ça pique les yeux.

Le plus agaçant, c’est que cette équipe ne semble pas capable de jouer autrement. Sur le troisième quart-temps, ils vont afficher un dégueulasse 1/14 au tir extérieur, en passant 4 minutes de suite à ne rentrer aucun panier. Apparemment, la leçon en finales de conférence face aux Warriors l’an dernier devait être en Chinois… Avec 19 points de retard au moment d’entamer le dernier quart, on pouvait logiquement s’attendre à un long garbage-time. L’avantage, c’est que vu le niveau des Rockets, il n’y avait même pas besoin d’envoyer le banc vu le niveau qu’affichaient les titulaires…

Malgré deux tirs primés de Gary Clark en début de période, les Rockets ne feront jamais trembler les Bucks. Pourtant, ils se relâchent en attaque, perdant plusieurs ballons par précipitation, mais la défense est toujours impeccable, et ils passeront de nouveau 4 minutes consécutives sans encaisser le moindre point. Et les équipes qui peuvent se vanter d’avoir infligé pareille humiliation aux Rockets sont rares. Sans Malcolm Brogdon, Pau Gasol et Nikola Mirotic, les Bucks frappent un grand coup et s’imposent sur un large écart (94-108).

Décidément, Milwaukee ne va vraiment pas être une équipe bonne à prendre en playoffs. Sans trembler, ils ont justifié leur statut de meilleure équipe de la ligue, le tout en éteignant le joueur le plus inarrêtable du moment. Un match qui pourrait peser dans la balance quand il faudra désigner le MVP, qu’on le veuille ou non.
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