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Il était une fois

« Il était une fois » la journaliste Kristen Ledlow : qui est donc le crush de tous les fans NBA ?

Pause NBA… et c’est parti pour une Nouvelle chronique intitulée « il était une fois » et il était temps de parler de toutes ces personnes, plus ou moins connues, du paysage NBA. Sideline reporter, journalistes, présentateurs, commentateurs et même fans, elles rythment notre vie la nuit. Durant toute la saison et même encore plus, à travers des interviews et des papiers, on essaiera de vous présenter au mieux ces têtes d’affiches. Comment ne pouvait-on pas commencer par MA-DA-ME Kristen Ledlow ?

Elle est journaliste, souriante, drôle, elle aime le basket, a maintenant évolué dans sa carrière depuis ses débuts, elle est belle MAIS SURTOUT, elle est accessible et sympathique. Pourquoi Kristen Ledlow est tout simplement la préférée de l’avis de nos chers français qui vivent la nuit ? Si un véritable fan NBA, suivant les matchs NBA, doit répondre à la question suivante : quelle est votre journaliste préférée à la télé ? Il vous répondra à 110% « Kristen Ledlow. » La membre du crew NBA TV et NBA on TNT a toutes sortes d’adjectifs qualificatifs, c’est avant tout car elle est de la génération réseaux sociaux et qu’elle est accessible sur twitter, répondant souvent à ses fans entre deux interviews, que ce soit pour le basket ou pour parler du 3ème album de Justin Timberlake. De plus, le facteur « accessibilité » avec les superstars que sont DeMar DeRozan, Lebron James, Russell Westbrook et compagnie sont visibles à chaque interview. Pour comprendre un peu plus Kristen et son « personnage NBA », retour sur la vie ou plutôt le parcours de la jeune femme de 31 ans.

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Née le 18 janvier 1988 en Floride de ses parents Roger et Rita.  Ledlow découvre le basket à l’âge de 9 ans, et à ce moment précis, la WNBA ne fait que commencer. A l’époque, elle voulait devenir la 1ère femme à jouer en NBA. Ses parents étaient chrétiens et voulaient toujours que leur fille recherche le niveau d’excellence. Son papounet lui a offert une bague avec l’écriteau « Follow Through » de peur qu’elle oublie la valeur de ces mots, dont elle restera fidèle. K-Ledlow est aussi très portée sur la religion au fil des années. En partance pour la North Florida Christian School, elle jouera au basket puis au Volley-ball. A ses années lycée, la co host de NBA TV est une groupie logique du Orlando Magic, avec vous le savez, Grant Hill dans les années 2000 et cet homme sera l’une des nombreuses raisons de l’explosion de la carrière de la journaliste par la suite. Ado comme toutes les autres aimant le sport, sortir avec ses amis, rigoler devant les séries TV et pour la petite anecdote, sa chambre était « déguisée » en l’appartement de Rachel et Monica dans Friends. Si son amour pour « Mister Nice Guy » était grand, elle était surtout fan de « His Airness », comme chaque enfant des années 80 qui se respecte. Michael Jordan était une véritable inspiration pour elle, comme en témoigne le quote qui aura marqué sa vie dont elle ne cesse de s’inspirer :

« J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi j’ai réussi. »

Elle déclara même que sa voix avait beaucoup d’influence dans sa vie, bien avant même qu’elle commence à le regarder jouer. Après avoir obtenue son diplôme, c’est parti pour l’université. Car c’est bien à partir de ce moment qu’elle saura pourquoi elle a été envoyée sur terre. Elle exploitera son potentiel à  SouthEastern University. Mais avant de sortir les gobelets rouges et les tuniques bleus, on s’attaque à un épisode important de sa jeunesse : le racisme. Femme Blanche, comment est-ce possible me direz vous ? Tout simplement que parmi ses proches, elle traînait beaucoup avec des noirs. Sa meilleure amie était noire par exemple. Sur un papier qu’elle a écrit sur son site web, cette partie de sa vie l’a énormément touchée. Elle et sa meilleure réalisaient toutes les activités de jeune fille de son âge mais la réalité était tout autre. A l’époque du lycée, Kristen Ledlow était l’une des stars de son équipe de basket et toutes les autres filles du cinq de départ étaient noires. La journaliste entendait à longueur de journée « elle veut être noire comme les autres » pendant ses passages dans les couloirs du lycée. Ses meilleures amies étaient noires en dehors du basket, tout comme son premier amour et cette fois, les critiques ont dépassé le cercle des ados. Une personne travaillant au lycée lui a alors dit « tu te rends la vie difficile ». Pire encore, des parents avaient déclaré que ses filles ne voulaient pas être associées au nom de Ledlow. Elle ne pensait pas que le racisme pouvait être si violent mais on y reviendra un peu plus tard…

Tallahassee Democrat

Elle débarque à Florida State pour sa première année universitaire mais pas pour bien longtemps. Plutôt que de raconter à notre sauce ses premiers pas à l’université, on vous laisse écouter sa douce voix :

« J’avais choisi d’aller à Florida State par peur d’aller ailleurs. J’avais 18 ans et je vivais à Tallahassee. J’avais l’habitude d’être avec tout ceux avec qui j’avais grandi, et je n’avais aucune idée en tête d’aller ailleurs.

Mais au cours de mon premier semestre, j’ai eu une expérience en croyant que Dieu m’appelait ailleurs, en pensant qu’il y aurait quelque chose de différent pour moi. En quelques jours, l’entraîneur de basket-ball de Southeastern m’avait envoyé un e-mail dans lequel il racontait à quel point il était fier de ce que je sois arrivé à Florida State (les deux équipes se sont affrontées) et de ce que j’avais fait au basket ce week-end là. Je lui ai répondu par e-mail et je lui ai simplement demandé si je pouvais venir essayer de jouer avec son équipe. Il a répondu et il m’a dit « bien sur » et j’y suis allé le week-end.

Je me souviens d’avoir eu beaucoup de poids sur mes épaules lorsque je me suis rendu sur le campus de Southeastern. Heureusement, mes parents ont été incroyablement favorables à cette décision car Florida State avait été déjà payé et qu’il était très compliqué de réaliser un transfert. Mais je leur ai dit ce que je ressentais quand j’étais sur le campus et je leur ai dit que je croyais que Dieu m’appelait ailleurs. Ils n’étaient pas du genre « Hey, on fera ça l’année prochaine ». Ils se sont dit « Tu peux y aller maintenant. Nous allons t’installer pour le mois de janvier.  Je me trouvais donc à SEU en janvier, dès ma première année. »

Ce n’est pas le transfert de l’année mais son trade en 2003 fut d’une importance capitale pour la suite de sa carrière. Dans une époque où règne l’indiscipline, on retrouve Kristen Ledlow qui grâce à dieu comme elle le déclare, a su trouver le bon chemin malgré les embûches. Des gros risques alors qu’elle n’a que 18 ans entre quitter ses amis, rentrer dans une université pourtant pas réputée pour le journalisme, dire non au confort, sans oublier le tarif assez conséquent de la Southeastern University. Sa nouvelle université avait une catégorie assez équivoque pour que Kristen Ledlow y vienne : Arts & Média. Elle pouvait y faire ce qu’elle aimait, revenir à ses premiers amours, en l’occurrence le basket et le volley-ball. Elle vit un rêve éveillé, que de millions de personnes aimeraient faire. Elle joue ses matchs, se douche, et s’en va commenter les matchs de son université chez les garçons dans la foulée. Durant son cursus, elle établira même des records dans les deux sports (des récompenses nationales au Volley-ball). Elle aura la chance de pouvoir être sur les différentes plateformes, tant radio que télé, pour se faire de l’expérience à Southeastern University. Elle sortira bien entendu diplômée, avant que les choses sérieuses commencent. 
Kristen comprend bien que tout ne sera pas facile mais elle aime ce qu’elle fait. Confrontée au racisme, même s’il n’en était pas victime, Ledlow prend conscience ce que vivent les afros-américains. Après avoir eu son diplôme, elle a dû refuser un stage chez une prestigieuse chaîne de sports, pour servir de conseillère à KAA (kids across america). Cette association engagée, essaye de transformer les centre-villes de son pays, en associant athlètes universitaires à des ados dans le besoin. Elle ne voulait jouer qu’un petit rôle, elle comprendra dès sa première réunion, pendant un dîner, de la différence de couleurs, comme elle avait pu le voir au lycée.  Lors d’un acte qui pourrait être normal, elle est choqué de ce qu’elle entend quand elle tend simplement un pichet d’eau à un jeune « Je n’ai jamais vu une femme blanche faire quelque chose de gentil pour moi auparavant. » Cela l’a tout de suite ramené à ses souvenirs, parfois douloureux, du lycée. Elle résumera très bien la situation avec ses mots : 

« À maintes reprises, j’ai été forcé de réaliser que pendant que je regardais le monde dans des couleurs fascinantes, beaucoup autour de moi voyaient simplement du noir et du blanc. »

Elle comprend que pendant qu’elle a étudié les droits civiques, les droits de l’homme au lycée, l’histoire des Etats-Unis n’était pas encore terminée. Le regret qu’on ne lui ait pas dit que l’histoire sordide de son pays par rapport à l’injustice raciale était plus que présente. Le mouvement « I can’t breathe » quelques années plus tard, ne pourra que confirmer ses dires, un événement dont elle sera profondément touchée :

« L’ignorance, bien qu’heureuse, engendre la haine des deux côtés. Même si nos différences doivent être célébrées, elles doivent toujours être embrassées. En tant que nation, nous avons maintenant l’occasion unique de changer le cours de notre propre histoire en choisissant d’exprimer la vérité.

Pendant que nous respirons, nous devons utiliser notre voix pour parler au nom de ceux qui ne le peuvent pas. La surface du problème semble être «le système», bien que la racine soit le cœur de ceux qui le façonnent. Si le système est le problème, devenons la solution. Si notre génération voit les choses en noir et blanc, élevons-en une qui rêve en couleurs brillantes. »

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Chaque journaliste vous le dira, les premières années sont souvent compliquées. Kristen Ledlow ne débarque pas tout de suite à NBA TV. Elle aura son premier vrai job dans le milieu chez elle, à Orlando chez une télé locale. Elle est « sideliner » au basket mais aussi au foot. Elle prête aussi sa plume et prend toutes les opportunités qui lui tombent sous la main. Elle travaillait souvent 7 fois par semaine et ne vivait que pour son boulot, déclarant aimant ça par dessus tout. Et quand un journaliste lui pose la question (quand elle est engagée à temps plein à NBA TV) si elle n’est pas fatiguée de cette vie, elle répond « Je vis mon rêve !! ». Elle fait en sorte d’être recrutée par CBS Sports, ESPN Fox Sports et l’aventure ne fait que commencer, pour ainsi dire tout va très vite. Elle utilisera sa petite notoriété, multipliant les récompenses de Miss… Jusqu’à cet entretien avec NBA TV.

Car oui, l’entretien n’était pas sérieux pour elle. Originaire d’Orlando, elle postule, comme ça car elle peut rencontrer la superstar qui a joué dans son équipe de cœur, juste pour passer du bon temps. Après tout, on parle de NBA TV, le must du must, l’élite, et il faudrait un sacré coup de chance pour être prise. Un jour comme un autre, elle tombe malade et s’en va à l’hôpital mais sans s’en apercevoir, elle oublie son téléphone. Quand elle revient chez elle, NBA TV a appelé… Elle rappelle, les producteurs d’Inside Stuff lui disent que c’est le 1er choix et qu’elle a le job. Un jour qu’elle n’oubliera jamais et qu’elle ne cesse de répéter avec le même entrain, bien qu’on lui pose toujours la question à chaque interview. Inside Stuff était le programme à ne pas rater. Des interviews moins terre à terre, où Grant et Kristen allaient voir les joueurs dans leur cocon, une ambiance plus libérée, plus cool, avec des joueurs qui jouaient le jeu. De cette époque, Kristen était très stressée car encore plus que d’être de l’équipe de NBA TV, il fallait remplacer l’illustre Ashmad Rashâd, et son émission NBA All-Access, programme semblable à Inside Stuff. Une émission poids lourd à l’époque et la native d’Orlando devait ainsi séduire l’audience qui avait ses habitudes. Le défi sera réussi mais le show avec Grant Hill n’est pas un job à temps plein pour elle, d’autant qu’il sera arrêté quelques mois plus tard. Ledlow continue ses émissions radios, de travailler pour d’autres chaines et NBA TV commence à chercher des nouvelles têtes, notamment féminines. Ces derniers pensent donc à aller chercher des joueuses WNBA mais Ledlow insiste, elle veut un poste à temps plein. La journaliste a ses arguments. Elle regarde tous les matchs, elle a déjà une proximité avec les joueurs et surtout, qu’elle ait le poste ou pas, cela ne change rien, Kristen Ledlow restera une passionnée de la NBA, alors autant en profiter. La mission est accomplie, elle passe à un temps plein avec son rôle en sideline (journaliste au bord du terrain) sur les matchs en antenne nationale, en travaillant pour NBA on TNT. Inside Stuff l’a projeté sur le devant de la scène tout comme le Celebrity Game en 2014 et le travail paie sur le long terme. On voit très bien qu’elle est très proche des joueurs, son élocution plutôt spéciale quand elle s’exprime, rendrait jaloux les profs de français. Elle vit ses interviews, qui justement ne ressemblent pas à des interviews robotisées, ce qui met à l’aise les entraîneurs et joueurs. Elle trouve le juste milieu entre l’ultime professionnalisme et la camaraderie. Ses yeux prêts à lâcher un laser à la X-Men ou au Sharigan de Sasuke, lui permettent aussi d’avoir un côté glamour, qu’elle ne cesse de défendre. Être belle et intelligente, peut être possible et elle tient à défendre ses idées, alors que pour l’ironie, c’était tout sauf une habitude chez elle à l’université. C’est grâce à cela qu’elle deviendra une des journalistes, si ce n’est la journaliste la plus connue et la plus en vogue par les matchs NBA. NBA TV puis NBA on TNT, elle est désormais journaliste NBA. De plus, elle anime des émissions sur le plateau de NBA TV. L’ascension ne s’arrête pas là car en 2018, elle devient commentatrice pour la 1ère fois, du côté de la Summer League. Si elle en a l’opportunité, elle voudrait réitérer l’expérience. Depuis 2019, elle a même lancé son podcast avec la star WNBA, Candace Parker, en indé et qui marche plutôt bien. 

NBA TV host Kristen Ledlow says she was robbed at gunpoint | Nba ...

Kristen Ledlow se résume bien plus qu’à une simple journaliste. Elle veut défendre des valeurs et son parcours lui a permis de voir la vie d’une manière spéciale. Consciente d’avoir un boulot que de millions de personnes aimeraient avoir. Profiter est son leitmotiv, mais ne rien prendre pour acquis dans sa situation l’est encore plus. Travailler dans l’industrie dominée par les hommes a été dur mais depuis 7 ans, beaucoup de choses ont changé. Elle veut être la voix pour les plus jeunes, les femmes bien sûr mais aussi les hommes. Elle encourage à tout le monde, de se montrer sur youtube, sur un blog, sur un compte twitter et de ne jamais rien lâcher car il faut profiter de cette génération qui peut se montrer pour parler de sa passion. Ce n’est pas comme il y a 20 ans, pendant l’heure de ses premiers amours avec le basket. Être pro était une idée trop vague mais depuis le monde a évolué. Une femme peut être coach en NBA, commentatrice, sideline reporter et bien d’autres options sont encore possibles. Elle s’est servie de Rachel Nichols, Sage Steele, Doris Burke et bien d’autres modèles pour se construire, et qu’à son tour, elle puisse être une inspiration pour les jeunes filles d’aujourd’hui. Consciente du poids de la génération réseaux sociaux, elle donne des cours aux plus jeunes, tant les filles que les garçons, pour les aider à poursuivre leur voix. L’été où elle peut prendre plus de temps mais aussi une fois par mois via skype. Le job est pour l’instant réussi mais à 31 ans, elle sait que ce n’est encore que le début. Elle insiste pour continuer la radio pour être jugée sur ce qu’elle dit et non son apparence. Histoire de terminer en beauté, on a choisi un quote résumant bien le parcours de Kristen Ledlow : 

« Chris Paul m’a dit un jour « une bonne réputation voyage comme une mauvaise réputation », cela prend juste plus de temps pour y arriver. » Construis une réputation de travail dans l’excellence et regarde les portes s’ouvrir autour de toi »

Le premier épisode s’achève ainsi sur Kristen Ledlow. La journaliste montre tout son talent, tous les jours. Consciente d’avoir un job de rêve, elle travaille d’arrache pied pour le vivre rêve quotidiennement. Son succès se tient en 3 facteurs selon elle : la foi en dieu, l’acharnement au travail et une bonne dose de chance. Elle profite de chaque opportunité, tout en essayant d’être une voix pour les plus jeunes. Prendre position est aussi dans sa nature, notamment sur les sujets sensibles et son naturel, ainsi que sa passion pour le basket, sont les principaux facteurs de son immense popularité. Vous voulez continuer à apprendre ? Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir… Stephen A. Smith.

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