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Mieux comprendre la NBA : Comment fonctionnent les choix de draft protégés

On les voit un peu partout en ce moment dans les différents trades mais leur fonctionnement reste un peu flou. Explication sur les choix de drafts protégés pour les néophytes et piqure de rappel pour les habitués.

Tout d’abord, il faut bien comprendre comment s’acquièrent les choix de draft. Chaque année, chaque équipe récupère deux choix de draft qu’elle pourra utiliser 5 ans plus tard (en 2018, les équipes ont obtenu deux choix de draft pour la draft 2023). Les équipes récupèrent un choix pour le premier tour et un choix pour le second. La position de ces choix est déterminé selon le classement global de la NBA pour les 16 meilleures équipes (la meilleure équipe récupère la 30eme position, la deuxième récupère le 29eme choix etc). Pour les 14 pires équipes, celles qui ne font pas les Playoffs, leur position est déterminé selon la lotterie. Mais nous nous éloignons de notre sujet de base

Ces choix qui sont attribués chaque année peuvent être utilisés comme monnaie d’échange entre les équipes. En effet, il n’est pas rare de voir une équipe rajouter un choix de draft pour rendre un trade plus équitable sans pour autant perdre un joueur. On l’a vu avec le trade de Carmelo Anthony aux Hawks dans lequel le Thunder a rajouté un choix pour le premier tour de draft 2022.

Ce choix était d’ailleurs lottery protected . Mais qu’est ce que ça veut dire ? Et bien cela signifie que le choix a une protection s’il est dans la lottery (entre le pire et le 14eme pire bilan de ligue). Dans ce cas là, le choix revient au Thunder qui devra en revanche être obligé de donner son choix de l’année suivante aux Hawks.

Il y a différentes protections possibles. On peut protéger un pick du premier choix, du Top 3, du Top 5, du Top 10 et enfin, de la lottery. Ces protections peuvent également s’étendre sur deux années maximum. On peut par exemple protéger du Top 10 pour l’année 2019, protéger du Top 5 pour l’année 2020 et enfin, à la troisième année et c’est obligatoire laisser son pick sans protection. Il faut aussi comprendre que même si l’on protège un pick, on le perdra dans tous les cas car si le pick entre dans les conditions de la protection, alors celui de l’année suivante sera obligatoirement attribué à l’équipe qui a reçu le pick protégé.

Enfin, les équipes peuvent décider de mettre un autre type de condition sur les picks, ce sont les fameux swap best et swap worst. Dans ce cas là, un exemple serait la meilleure chose pour l’expliquer.

Imaginons que dans le trade de Carmelo Anthony, le Thunder avait envoyé un pick 2020 swap best aux Hawks qui auraient du coup envoyé un pick 2020 swap worst. Après le trade, ce sont donc les Hawks qui disposent du pick swap best. Ainsi, en 2020 et cela peu importe la position des deux équipes, les Hawks auront forcément un meilleur choix que le Thunder car si le Thunder a un meilleur choix qu’eux, ils peuvent leur « voler » ce choix en échange du leur.

Ces picks sont souvent envoyés par des équipes construisant un projet à long terme et qui ont donc la possibilité d’être très mauvaises durant quelques années. Ils leur permettent de s’assurer d’avoir un pick correct pour attirer de nouveaux jeunes talents.

Enfin dernière petite précision sur les choix de drafts, il est impossible, depuis la monumentale erreur de Brooklyn en 2013, d’échanger deux année consécutives ses premiers choix de drafts. C’est la règle Sepien.

Voilà, c’est la fin de cette explication sur les choix de drafts et ce qu’ils peuvent comporter durant la Free Agency. En espérant que vous avez pu apprendre des choses et que la Free Agency sera encore plus claire pour vous dorénavant.
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Les plus gros divorces de l’histoire de la NBA : Lebron James, Vince Carter, Kevin Durant, Ray Allen auront brisé des cœurs

Avec ce qui s’est passé avec Kawhi Leonard et DeMar DeRozan, on se devait de revenir sur les plus gros divorces de l’histoire de la NBA. Lebron James, Kevin Durant, Ray Allen et tant d’autres, auront brisé des cœurs…

1/ Lebron James : la mode des maillots brûlés, ce sont ses fans qui l’ont inventé. Le numéro 23 joue à Cleveland de 2003 à 2010. Il ira une fois en finale NBA et collectionnera les finales de conférence. Une certaine équipe de Boston lui aura bien fait du mal et c’en est trop pour lui. Il quitte la franchise et ce sera un tremblement de terre pour sa région natale. L’histoire fera qu’il reviendra plus tard pour remporter le titre NBA…

2/ Vince Carter : l’ancien numéro 15 des Raptors a placé Toronto sur la carte NBA. Il ne lui a fallu qu’une saison pour emmener les siens en playoffs, avant de se faire éliminer contre le vice champion NBA de l’année précédente. Par la suite, il livrera l’un des plus beaux duels all-time face à un certain Allen Iverson en playoffs. La suite de sa carrière à Toronto sera terrible. Des blessures à répétition et un FO qui ne fait pas d’efforts pour épauler son joueur star, ce qui entraînera son transfert. Le divorce ne s’arrête pas là puisque les deux camps s’affronteront en playoffs, qui sera connue comme l’une des séries les plus bruyantes de l’histoire de la NBA.

3/ Ray Allen : une histoire qui fait énormément de mal pour les fans de Boston. Les Celtics gagnent le titre NBA en 2008, retournent en finale en 2010, ce qu’ils n’avaient pas fait en 2009 à cause de la blessure de Garnett. Malheureusement, ils ne retourneront plus en finale. En 2012, ils affrontent le Heat au meilleur des 7 matchs en finale de conférence. Boston perd et Ray Allen part chez l’ennemi et les fans, les joueurs ,lui en voudront, même encore 5 ans après.

4/ Kevin Durant : comment ne pas terminer par l’ancien joueur du Thunder ? KD aura fait un peu comme Ray Allen mais peut être en 10x pire. Il a tout donné, parfois avec un coach bancal et un roster qui ne permettait pas tout. Mais ce que les fans ne pardonneront pas, c’est l’énorme choix d’aller rejoindre Golden State, alors qu’ils menaient 3-1 en finale de conférence et surtout, un bilan de 73 victoires pour 9 défaites.

5/ Et puis… : On oubliera pas le Shaq et son fameux divorce avec Kobe Bryant et les Lakers ou encore Dwight Howard, qui aura totalement foiré sa carrière, après être parti du côté des Lakers. Comme quoi, des divorces comme celui de Kawhi et DeMar, existeront toujours.

Maintenant on a plus qu’une hâte, c’est de retrouver DeMar DeRozan et Kawhi Leonard en conférence de presse, afin de savoir ce qu’ils pensent de leur situation.
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Le dragster surpuissant : Collin Sexton était chaud en claquant 25 points avec la victoire en prime !

Alors que beaucoup de rookies stars ont pris du repos, ce n’est pas le cas de tout le monde et notamment Collin Sexton qui n’était pas venu pour blaguer, même sans Marvin Bagley en face.

On vous l’annonçait d’entrée, même lorsqu’il y avait une chance que Lebron James reste du côté de Cleveland. Le jeune Collin Sexton n’était pas venu pour jouer les assistés, loin de là. Mais est-ce vraiment une surprise de le voir aussi sérieux en interview qu’en match ? Pas vraiment. Coaché par un certain Avery Johnson, Collin Sexton est ce qu’on appelle un compétiteur né. Quand Rosalyn Gold-Onuwde de NBA TV lui demande si c’est motivant de jouer sans Bron, et donc avec des attentes moins grandes, sa réponse est digne d’un tueur. Ca ne le motive absolument pas, ça ne le motive pas de faire taire les gens, ça ne le motive pas de déjouer les pronostics. Tout simplement car le joueur est toujours motivé, toujours prêt à gagner et qu’il est fait de ce bois. Il s’est battu à 3 vs 5 en NCAA, il s’est battu à la march madness alors que son équipe n’était pas favorite et il se battra à Cleveland.

Le joueur aura fait une magnifique partie et surtout un match efficace : 25 points, 4 rebonds et 7 passes. Sans oublier de citer la victoire, Collin Sexton aura surtout montré sa puissance incroyable pour un meneur de jeu. Il a aussi été très explosif sur sa vitesse, se jouant très souvent de son adversaire direct. Il n’a pas oublié de prouver qu’il savait maîtriser les changements de rythme, notamment lorsque le pivot défendait sur pick and roll. Sa vision de jeu est encore très bonne en NBA et il aura tout simplement fait le match parfait. Une rencontre sur laquelle il devra construire et montrer que Cleveland a eu raison de miser sur lui.

C’est facile d’obtenir de bons joueurs dans une draft mais il faut une mentalité qui colle, pour réussir en NBA. Les Cavs semblent avoir choper quelqu’un de spécial… Maintenant, ce n’est que la summer league et il faudra confirmer par la suite.
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Officiel : Brook Lopez met un vent aux Lakers et décale chez les Bucks !

Nouvelle journée et nouvelle signature. C’est au tour de Brook Lopez de faire ses valises, ainsi il se rapproche de son frère jumeau et jouera du côté de Milwaukee.

Mais à quoi joue Los Angeles ? Les Lakers avaient fait un gros coup en chopant Lebron James et s’ils n’étaient pas actifs sur les superstars, ils auraient pu au moins pécho des bons joueurs. Ainsi, si rien ne change, la cité des anges devra faire avec Zubac et McGee en tant que seules options de pivot dans leur équipe. C’est bien triste mais sait-on jamais avec Magic Johnson, peut être qu’il nous réserve une énième surprise, même si cette fois, on en doute fortement. Les Lakers n’auront eu Brook Lopez qu’une seule saison.

Milwaukee a engagé le pivot pour un montant de 3.5 millions de dollars. La franchise a utilisé la bi-annual exception, afin d’utiliser ses services. Cette saison, il tournait à 13 points et 4 rebonds par match. Il y a encore un an, il avait réussi l’exploit de marquer 20 points par match en moins de 30 minutes. De plus, Brook a réussi à ajouter une autre flèche à son arc, en devenant un shooteur solide à 3 points. Il plantait alors un peu plus d’un panier à 3 points par match ! Une option offensive à ne pas négliger et en playoffs, ça aura son utilité.

Milwaukee se fait un bon petit effectif et avoir un scoreur qui n’a pas besoin de personne pour marquer, c’est forcément utile. C’est Giannis Antetokounmpo qui va être content ! 
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Lettre ouverte à Tony Parker : l’hommage d’un jeune fan à son idole

Hier soir, Tony Parker a quitté les Spurs. Même si ce n’est pas sa retraite, on a tenu à rendre hommage à cette légende par le biais d’un fan, qui avait le cœur lourd.

Cher William Anthony Parker Jr,

            Tu es celui, comme la plupart des français, qui m’a fait découvrir le basket. Je suis né environ 4 mois avant ta draft, je n’ai pas pu voir tes débuts en NBA et j’en suis triste.  Petit j’avais des maillots de toi sans savoir vraiment qui tu étais, sans savoir ce qu’il représentait vraiment. Tu es celui que j’idolâtrais étant petit, sans avoir regardé de grandes vidéos sur toi, je t’aimais car tu étais le meilleur français en NBA. Au début j’aimais les Spurs car tu jouais dans cette franchise, mais au fil du temps j’ai aimé les Spurs pour son équipe et non plus que pour toi. S’il y a une si grande fanbase des Spurs en France c’est grâce à toi. Quand j’était petit, j’essayais à l’entrainement, tous tes moves, ton floateur, ton spin move et plein d’autres choses pour essayer de te ressembler dans le jeu. Avant que je me rende compte que pour être bon, il ne fallait pas copier un joueur, mais prendre le meilleur de tous les joueurs. Pendant le lock-out de 2011, tu es venu jouer à l’ASVEL. Je n’ai pas eu la chance de t’y voir mais j’ai un souvenir collector de ton passage : un maillot de l’asvel floqué a ton nom. Un cadeau que je ne perdrai jamais.

            Depuis le 6 juillet à 21h15, tous les fans des Spurs, et les autres, nous sommes tristes que tu sois parti mais c’est la vie. Ça a été un choix difficile pour toi, quitter la franchise dans laquelle tu disais vouloir jouer 20 saisons, autant que Kobe avec les Lakers, dans laquelle tu as gagné 4 titres, dont 1 MVP des Finales et plein d’autres récompenses. Ce moment où tu nous quittes, c’est maintenant. Tu as joué 17 saisons pour nous, on ne pourra jamais te remercier assez, tu pars jouer pour la franchise dont le meilleur joueur de l’histoire, ton idole d’enfance, est le GM. C’est un rêve de gosse de jouer pour son idole, tu l’as fait, bravo à toi. Pour te remercier, j’ai décidé de te remémorer tous les moments ou tu m’as fait vibrer, pleurer pour les Spurs ou pour l’équipe de France. Encore une fois, merci pour tout TP.

            J’ai commencé à suivre la NBA au début de la saison 2012-2013. Les premiers matchs que j’ai regardé en direct sont tes finales de conférence contre les Grizzlies, un magnifique 4-0. Tu avais clairement le niveau d’un MVP sur les playoffs. Le premier match que j’ai regardé en direct et sans m’endormir est le G6 des Finals, avec ce fabuleux shoot de Ray Allen. C’est le seul moment où j’ai pleuré devant un match de basket, toutes les émotions d’un match à haute tension qui redescend d’un seul coup. Tous les Spurs Fans savaient que c’était perdu, mais vous, les Spurs, vous avez continué à batailler sur le terrain.

            L’été suivant, tu es encore venu avec l’équipe de France pour faire ce que personne d’autres n’avait fais avant, gagner le championnat d’Europe. Tu l’as fait avec tellement d’enthousiasme que personne ne pourra te l’enlever. Ton leadership mélangé à celui du Président Babac ne pouvaient pas aller autre part qu’à la victoire. Je me souviens beaucoup du match contre l’Espagne, la 1ère mi-temps où tu était seul à jouer, puis ton coup de gueule magique pour réveiller ton équipe à la mi-temps. Puis vous nous avez sorti la meilleure seconde mi-temps de toute l’histoire du basket-ball français. La fin de match était insupportable, ton lay-up contré à 10 secondes de la fin alors qu’il y avait égalité, le shoot à 3 points d’un espagnol loupé, la bataille de Flo Pietrus et de Bobo pour le rebonds, puis les prolongations. Les 2 dernières minutes des prolongations sont insoutenables, il n’y a eu que 2-0 pour l’Espagne pendant les 3 premières minutes de prolongation. Après avoir mis 4-0 à Marc Gasol en finales de conférence Ouest NBA, tu étais sur le point de gagner encore une fois contre lui, et de battre enfin la Roja. Il y a plus 3 pour le français et les Espagnols ont la dernière attaque. L’Espagne loupe son attaque et la France est qualifié pour la finale. Je me souviendrai toujours quand t‘es allé voir Batum, Nando et Diot après la demi-finale pour leur dire que la Slovénie allait faire prise à 2 sur lui, et donc que c’est leur moment de montrer au monde du basket ce qu’ils savent faire. Encore une grande leçon de leadership de ta part. Le 22 septembre 2013 restera dans la mémoire de tout les français grâce à toi. Etre champion d’Europe n’a pas de prix. Pourquoi parler de l’EDF ? Tout simplement parce qu’il fallait en avoir dans la tête, après ce qui s’était passé avec les Spurs. Venir tous les été, alors que tu joues pour la meilleure équipe de la décennie, c’était quelque chose de fort.

                     Après ce championnat d’Europe d’exception, où tu as enfin réussi à ramener une médaille d’or à la France, tu es reparti pour une saison d’exception avec les Spurs. Où comme d’habitude tu as écrasé la concurrence, l’accès au playoffs n’était qu’une formalité comme chaque année. Mais ces playoffs étaient différents que les précédents. Les Spurs ont réussi à produire le meilleur basket all time : le SPURS BASKETBALL. Un jeu de passes et d’intelligence , où tu étais un des éléments principaux, qu’aucune équipe avait réussi à développer auparavant. Le basketball par définition. Vous arrivez en playoffs tranquille, en battant les Mavs, Portland puis le Thunder en finale de conférence avant d’arriver en finale contre le Heat. Une finale bouclée en 5 matchs, un MVP des finales pour Kawhi, et une Spurs Nation plus contente que jamais, qui bat LeBron pour la deuxième fois en Finales.

          Fin 2015 Tim Duncan prend sa retraite sans que personne ne soit au courant, un coup très dur pour les Spurs qui ont tout gagné avec lui. Le 18 décembre, les Spurs retirent son maillot. Une grosse cérémonie pour Tim, dans laquelle Pop, Manu, toi et pleins d’autres ont fait un discours émouvant. Ça a été un grand moment pour la Spurs Nation, ton discours pour blâmer tout le talent du grand Tim « The Big Fundamental » Duncan était magique, un peu d’humour mélangée à l’amour pour Tim, le combo parfait. Puis les saisons continuent, où tu as de moins en moins de temps de jeu dû à ton âge, qu’il faut renouveler le système Spurs. Mais tu connais tous les systèmes par cœur, ce fut difficile de te donner moins de temps de jeu. Avec Patty, vous formiez un bon duos de meneurs, puis il y a eu la draft de Dejounte, qui n’a pas beaucoup joué sa première saison. Puis au second tour des playoffs, contre Houston, tu t’es blessé pour la première vraie fois de ta carrière. Les Spurs ont dû faire sans toi. Leurs premiers matchs de playoffs sans toi depuis ta draft, en 2001. Une page qui commence à se tourner. Ta blessure au quadriceps gauche à permis de développer le futur, Dejounte en titulaire, Patty en back-up, fidèle a son rôle.

            Je voulais que tu restes pour être le mentor de Dejounte, ce que tu faisais déjà, mais j’aurais espérer que tu continue avec nous, pour développer Dejounte au maximum, pour qu’il ait un niveau all star. Maintenant c’est au tour des Hornets de profiter de ton expérience.

            Merci Tony pour tout ce que tu nous as donné, pour tout ce que tu nous a fait, du 27 juin 2001 jusqu’au 6 juillet 2018. On ne t’oubliera pas, ton maillot sera au plafond avec toutes les autres légendes des Spurs, tu auras ta place au Hall Of Fame aux côtés des plus grands joueurs de ce sport, car tu es une légende de ce sport.

Thanks you TP. Julien, un TP fan devenu un Spurs Fan au fil du temps

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Zoom sur le recrutement des Lakers : Et si c’était un mal pour un bien pour LeBron James ?

Est ce le retour des Lakers sur le devant de la scène ? Probablement. Du moins dans un premier temps, la franchise devrait faire son retour en playoffs. Et même si l’effectif n’a pas l’air super propre pour le titre, c’est peut-être une bonne chose pour LeBron James.
  • Le recrutement 

Tout d’abord, commençons par l’intersaison des Lakers, qui n’est encore pas achevée. Cependant, le plus gros est sans doute fait malgré l’absence de Kawhi Leonard dans le roster. En premier lieu, nous allons évoqués la venue de Rajon Rondo. Le meneur est loin d’être un shooteur d’élite. Et justement, il est un créateur extraordinaire. Bien qu’il ait besoin de la balle afin de briller, l’ancien Celtic peut également briller sur transition, de la contre attaque, un jeu auquel Luke Walton adore jouer. Surtout que Angelinos joueront souvent en antenne nationale, et automatiquement, le niveau de RR9 s’élève (voir playoffs).

Puis, il a eu la prolongation de Kentavious Caldwell-Pope, qui partage par ailleurs, le même agent que LeBron James. Afin de garder un peu de cohérence, KCP reste un bon shooteur (38% longue distance), car oui il faut un minimum de spacing quand le King va ressortir à trois points, ce sera un devoir de sanctionner, et c’est le shooteur le plus expérimenté, à lui de montrer l’exemple.

Ensuite, il y a eu Lance Stephenson qui a signé. Sur le moment, il y a eu une incompréhension générale puisque Born Ready est un des plus grands rivaux du néo Laker. Là encore, on a fait le choix de recruter un adepte du jeu rapide, de la transition. D’autant plus que c’est un défenseur solide sur l’homme, qui peut permettre de récupérer des ballons et vite partir en contre attaque. Il faut préciser que LeBron James a donné son accord pour le recruter.

Enfin, JaVale McGee rejoint la team aussi. Là encore, ce n’est pas vraiment surprenant du point de vue des dirigeants. Effectivement, le pivot le plus drôle de la NBA est un joueur spectaculaire qui peut contrer d’un côté du terrain et terminer par un alley oop de l’autre côté. Un pivot qui kiffe courir, et là encore cela correspond au jeu des Lakers.

*Les deux draftés Moritz Wagner et Sviatoslav Mykhaylyuk ne sont pas évoqués car ils ont été recrutés avant l’arrivée de LeBron James. 

  • Le jeu des Lakers

C’est un certitude, les Lakers étaient une équipe jeune l’année dernière, et globalement, l’équipe reste jeune malgré la venue des joueurs expérimentés, c’est pourquoi c’était la troisième équipe qui jouait le plus vite. Le but du jeu était de défendre dur, de récupérer un maximum de ballons, donner aux guards, et finir le plus rapidement possible de l’autre côté de facile. En d’autres mots, il fallait obtenir des points faciles. Et même quand l’équipe encaissait un panier, on essayait de relance très vite. Ainsi, les joueurs forts en transition (Brandon Ingram, Josh Hart) en profitent. Quand les Lakers imposent leur rythme, c’est infernal pour l’équipe adverse car suivre une équipe qui ne cesse de courir, c’est vraiment pas facile, même c’est bien évidemment, c’est également compliqué pour les jeunes joueurs d’être concentrés et à fond pendant 48 minutes. Certes, en playoffs, le jeu n’est pas du tout le même, et c’est à ce moment là que les joueurs confirmés sortiront le grand jeu. Et puis, il faut rajouter que le meilleur défenseur sera concentré sur LeBron James et par conséquent Brandon Ingram va se régaler (s’il est encore là) d’autant que le King croirait énormément en lui, son talent et son potentiel.

  • L’évolution de LeBron James

Nous allons schématiser comme des porcs mais le jeu de l’ancien joueur du Heat et des Cavaliers était de foncer dans la raquette comme un bourrin pour ensuite finir l’action ou bien ressortir à trois points (surtout à Cleveland). Toutefois, LeBron James commence à se faire vieux (bien qu’il soit dans son prime depuis qu’il est sorti du ventre de sa mère et que Delonte West lui a donné le biberon) et justement, il arrive probablement à un moment charnière de sa carrière.

Et si…jouer en off ball était mieux pour lui, son physique et pour les Lakers également ? On le sait, le King aura souvent la balle, mais néanmoins laisser la balle aux autres joueurs qui sont pas mal en création serait peut-être bénéfique pour tout le monde. Les Lakers possèdent de nombreux créateurs (Ball, Ingram, Rondo, Stephenson) et LeBron James pourrait laisser le jeu à ces joueurs. Ainsi, LeBron James pourrait évoluer dans son jeu, avec beaucoup moins de ballons dans ses mains. Comme un Michael Jordan ou Kobe Bryant avant lui, c’est peut être le moment parfait dans le but de jouer plus au poste bas. Bien qu’il y a énormément de travaille, l’ailier pourrait en quelque sorte « se réposer ».

Et puis, il faut trouver un équilibre avec le jeu rapide des Lakers, et honnêtement, LeBron James en transition c’est deux points assurés (avec parfois le lancer bonus). Toutefois, c’est là que ça se complique pour le King. Effectivement, jouer en transition demande énormément d’énergie et malgré ses énormes performances, la légende est plutôt sur la fin de carrière. Ce sera intéressant (et long) de voir comment les Lakers et LeBron James trouveront un équilibre entre le jeu rapide, le jeu off ball et la création par LeBron.

LeBron James aux Lakers, c’est un coup de tonnerre. Forcément, comme à chaque fois, il faudra s’adapter pour le King et pour Luke Walton. Ce sera pas facile, mais les californiens disposent de joueurs intelligents sur le terrain (mais pas forcément dans les vestiaires).
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Les mécanismes du marché #3 : comment les salaires sont distribués ?

Après les qualifying offer et les exceptions au salary cap, c’est au tour de l’attribution des salaires d’être passé au crible. Alors, est-ce que vous savez comment les montants des salaires sont déterminés ? Combien un rookie touche de dollars ? Comment sont déterminés les salaires minimum et maximaux ? D’ici 5 minutes, vous saurez tout ça et aurez une vision encore plus claire du marché de la Free Agency en NBA.

 

Tout d’abord, je vous invite à relire les articles sur les exceptions du salary cap et les qualifying offer afin de bien comprendre comment le salary cap est mis en place. Pour les plus flemmards voici un petit rappel. La NBA, les joueurs et les propriétaires de franchise sont réunis par un contrat, le CBA. Ce CBA détermine, en fonction des revenus que touche la NBA avec les droits télés, la somme totale dont disposent les franchises pour pouvoir recruter et compléter leurs effectifs : le salary cap.

Mais en quoi le salary cap intervient-il dans le calcul des sommes que peuvent toucher les joueurs ? Et bien, il paraît logique dans un premier temps qu’un joueur ne peut pas prendre tout le cap alors qu’un roster total est bien souvent composé de 15 joueurs. Mais cela va plus loin que ça. Tout les salaires de tous les joueurs sont calculés sur la base du salary cap. Et ici, je tâcherai de vous faire comprendre pourquoi et comment cela est possible.

Premièrement, nous évoquerons le cas le plus connu du contrat max. Donné qu’aux joueurs ayant participé plusieurs fois à la nuit des étoiles ou à des jeunes pousses au potentiel très élevé, ce type de contrat n’est pas anodin et en donner un à un joueur montre toute la confiance que le front office a en lui.

Ce contrat max n’est cependant pas le même pour tous selon certains critères. En effet, selon l’ancienneté des joueurs, le montant qu’ils peuvent toucher diffère. On dénombre alors 3 contrats max possibles :

  • Le contrat à hauteur de 25% du salary cap total
  • Le contrat à hauteur de 30% du salary cap total
  • Le contrat à hauteur de 35% du salary cap total

L’éligibilité à tel ou tel contrat dépend de nombreux facteurs comme le round (1er ou 2eme) auquel le joueur a été drafté ou s’il est en contrat rookie mais le principal facteur reste celui de l’ancienneté. Ainsi, les joueurs chevronnés sont mis à l’honneur puisque pour toucher 30% du salary cap total, il faut être depuis au moins 7 ans dans la Ligue et pour obtenir 35%, il faut y être depuis plus de 10 ans. C’est pour cela que Devin Booker ne peut prendre “que” 158M de dollars sur 5 ans quand Curry est au dessus de 200M. Le cap étant fixé à environ 102M de dollars pour la saison 2018-2019, le maximum qu’un joueur peut toucher sur une année (soit 35% du cap total donc) est de 35,7M de dollars pour la saison prochaine.

Néanmoins, depuis la signature du nouveau CBA en 2016, un nouveau type de contrat max est arrivé : le Designated Veteran Player Contract

Ce contrat permet à des joueurs ayant passé 7 ou 8 saisons dans la ligue de recevoir un contrat max à hauteur de 35% du cap malgré le fait que leur expérience en NBA soit inférieure à 10 ans. Pour cela, il faut que les joueurs aient également été nommé dans une NBA All-Team l’année précédant le contrat ou au moins 2 années sur les 3 dernières, ait été MVP ou DPOY dans les trois années précédentes. Dernière condition, il faut que ces joueurs n’aient jamais changé d’équipe excepté si leur changement est dû à un trade. Cette mesure a été mise en place pour permettre aux joueurs fidéles d’avoir une raison de plus pour rester dans leurs franchises.

Pour les contrats minimum, l’affaire est, et je vous rassure, bien plus simple. Ici, seule l’ancienneté entre en jeu. En effet, comme pour les contrats max, un joueur n’ayant aucune ancienneté ne peut pas prétendre au même contrat minimum qu’un joueur vétéran avec plus de 10 ans d’expérience. C’est notamment pour ça qu’on parle de minimum vétéran. Car la différence est assez énorme entre un joueur novice et un vieux briscard. Alors qu’un joueur sans aucune expérience ne peut obtenir qu’environ 0,8% du cap total (soit près de 582 000 dollars), un joueur présent en NBA depuis au moins 10 ans peut prétendre à près de 2% du cap total (environ 1,62M de dollars). On a donc une différence de plus de 1M de dollar entre les deux, ce qui, à l’échelle d’un journeyman, est énorme.

Le dernier type de contrat (les 2 way contract sont traités ici) est le contrat rookie. En effet, on ne donne pas n’importe quel somme à n’importe quel rookie. Tout d’abord, il est important de présenter la rookie scale. Cette échelle permet de déterminer à 80, 100 et 120% la somme que doivent percevoir chaque rookie selon sa place. Il faut aussi dire que les rookies touchent pratiquement tout le temps le salaire prévu à 120% de l’échelle soit 20% de plus que ce qu’il devrait toucher. Mais en termes de chiffres qu’est-ce que cela représente ?

Pour l’année 2018-2019 et la cuvée que nous allons voir en action la saison prochaine, le rookie drafté à la première place, Deandre Ayton, touchera presque 6,8M de dollars et presque 38M de dollars garantis sur 4 ans. Différence énorme avec le 5ème choix, Trae Young, qui ne prendra “que” 4,5M de dollars la saison prochaine et n’aura que 21,4M de dollars garantis sur les 4 prochaines saisons. Quant au 10ème, ce sera seulement 3M la saison prochaine et 16M sur 4 ans. Enfin, le 30ème choix ne prendra que 1,4M l’année prochaine et 7,5M d’ici 2023.

Un autre facteur encore plus important pour déterminer le contrat que la place est le tour auquel le rookie est choisi. Si un rookie est drafté au premier tour, son contrat est garanti sur 2 ans et au terme de sa deuxième année, sa franchise a la possibilité de le retenir 2 ans de plus grâce à une team option. Cela n’est pas effectif pour les rookies du second tour qui ont un salaire bien moins important que les rookies draftés au premier tour mais qui, en plus de cela, ne voient leurs contrats garantis que 2 ans sans possibilité pour leurs franchises de les prolonger, ils doivent obligatoirement devenir free agents. Un inconvéniant donc même si, à l’image de notre français drafté aux Suns avec le premier choix du second tour, Elie Okobo, des exceptions peuvent être faites avec des contrats de 4 ans proposés aux rookies draftés au second tour.

Et enfin, un dernier point bien particulier à la NBA, un joueur ne peut pas toucher les mêmes sommes s’ils changent de franchise. Cela permet aux franchises de proposer un contrat plus alléchant aux joueurs qui leur sont loyaux. Avant d’expliquer cela, il est important de préciser qu’en NBA, l’immense majorité des contrats sont de type progressif, c’est-à dire que la somme perçue par le joueur augmente chaque année. Cela acquis, un autre détail permet de comprendre comment les joueurs peuvent savoir ce qu’ils peuvent percevoir.

En effet, un joueur peut avoir un contrat plus avantageux pour lui s’il reste dans une franchise. Il bénéficie alors d’un taux progressif de 7,5% chaque année alors que s’il change d’équipe, il n’aura un taux progressif que de seulement 4,5%. Il faut bien comprendre que cette différence de 3% est absolument énorme lorsque l’on parle de sommes avoisinat les 35M de dollars. Aussi, en gardant la même franchise, un joueur peut avoir un contrat max sur 5 ans comme Devin Booker a eu, alors qu’un joueur changeant de franchise alors qu’un joueur qui change de franchise ne pourra signer que 4 ans au maximum. Cependant, les joueurs contournent l’inconvéniant du taux moins avantageux en signant des contrats d’un an qui leur permettent de bénéficier du contrat max le plus avantageux pour eux chaque saison.

Voilà cette explication est terminée. J’espère qu’elle vous aura permis de comprendre un peu mieux comment les salaires sont distribuées et également d’assimiler le fait que l’on ne donne pas n’importe quel contrat à n’importe quel joueur. Néanmoins, malgré tout cela, des contrats resteront toujours incompréhensibles comme ceux de Chandler Parsons ou de Luol Deng. Mais si l’on devait retenir une chose de tout ça, c’est bien que la NBA met des choses en oeuvre pour que les joueurs et notamment les stars restent dans leurs franchises respectives et honorer les joueurs qui sont depuis longtemps sans son système. Mais, en dépit de tout, elle ne peut pas empêcher les joueurs de prendre des salaires inférieurs à ce qu’ils mériteraient pour rejoindre une franchise compétitive (oui oui, on parle bien de Demarcus Cousins). C’est d’ailleurs une des seules failles de ce système de contrat qui n’empêchent pas les superteams et ne peut rien faire contre plusieurs joueurs All-Stars qui veulent s’allier dans le seul but de récupérer une bague. Mais vous trouverez quelqu’un qui en parle mieux que moi ici.

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Les dossiers TDD : Demarcus Cousins aux Warriors, c’est la responsabilité de tous

La signature de Demarcus Cousins aux Warriors a complètement éclipsé l’arrivée de LeBron James aux Lakers à la une de l’actualité NBA. Les réactions sont néanmoins assez dures, certains pensent que Cousins est un lâche, que la NBA devrait mettre son veto sur cette signature ou que la ligue est devenue sans intérêt. Mais la question est de savoir comment peut on arriver à considérer que rejoindre la meilleure équipe est considéré comme grave.

« If you can’t beat em, join em »

Dans l’inconscient collectif des fans de sport, pour être le meilleur, il faut battre les meilleurs. Cette doctrine basé sur la compétition à outrance est pourtant bien loin d’être vraie. En effet de très grands champions le sont devenus en ne battant pas tous les meilleurs. Et les exemples se comptent par dizaines : Anthony Joshua possède 4 des 5 titres mondiaux en boxe et est champion olympique,un grand champion non? Pourtant Joshua  n’a pour l’heure pas affronter Deontay Wilder, l’américain qui détient la seule ceinture qui échappe à Anthony et qui comme lui est invaincu. Le même exemple est vrai pour Manny Pacquiao  et Floyd Mayweather qui ne se sont affrontés qu’à l’heure de leurs déclins comme Lennox Lewis et Mike Tyson en 2002. Pour prendre un exemple de sport  collectif, un certain Thierry Henry n’a t-il pas signé à Barcelone en 2007 pour gagner la Ligue des  Champions (seul titre qui lui manquait) après avoir perdu en finale de la Ligue des Champions 2006 contre… Barcelone. Pourtant qui ose remettre en cause le fait que Thierry Henry est un champion ? Mais alors pourquoi voir Kevin Durant et désormais DMC comme des lâches ou des faux champions parce qu’ils veulent gagner en rejoignant l’équipe la plus forte pour s’évitant ainsi de l’affronter ?

La responsabilité des fans et des médias

En réalité, ce sont nous les fans avec l’aide des médias qui avons créé les « super-teams ». En effet, nous avons créé ce concept stupide selon lequel la carrière d’un joueur se juge en fonction de son nombre de titres. Cette logique pousse les joueurs a tout faire pour gagner y compris à quitter leurs équipes quand ils savent que la victoire y sera plus difficile. En 2018, Reggie Miller aurait certainement quitter Indiana et Ewing aurait quitté New York. Ils n’auraient sans doute pas eu tort d’aller chercher cette bague qui pour les incultes est la seule raison de respecter un joueur.  Dans ce contexte où l’on ne glorifie que le nombre de titres, comment ne pas comprendre que les joueurs aillent signer chez les Warriors, soit là où ils ont le plus de chance de gagner.

La fausse excuse du manque de compétition

Pour beaucoup, l’effectif des Warriors tue la concurrence et que par conséquent la compétition se retrouve biaisée. Il n’y aurait plus de suspense, plus de compétition donc plus aucun intérêt de regarder une ligue dont l’issue serait déjà connue. Ce type de pensée devrait être regardée avec beaucoup de mépris car penser cela relève presque de l’ignorance. En effet le suspense ne disparaît pas , au contraire il change de dimension lorsque le favori est aussi fort. Ainsi la question n’est plus seulement de savoir qui va gagner le titre mais elle devient aussi de savoir qui va battre les Warriors. De 1986 à 1996 , la boxe poids lourds a connu son apogée du fait du niveau des boxeurs. Pourtant  cette apogée est marquée par une domination sans partage d’un seul boxeur: Mike Tyson. Donc la domination des Warriors ne change rien à la compétition, on aura le suspense de savoir s’ils peuvent  être battus comme pour Tyson, Jordan, le Barça de Guardiola, Usain Bolt, Phelps, et bien  d’autres sportifs/équipes qui ont dominé leurs sports.

Demarcus Cousins : une recrue pas si exceptionnelle

Oui, Demarcus Cousins est un multiple All-Star et il est probablement le meilleur pivot de la ligue. Mais DMC s’est rompu le tendon d’Achille en Janvier, ce qui est une des pires blessures de sportif. Il y a donc fort à parier qu’il ne sera pas prêt pour le début de saison des Warriors. Donc Golden State a signé un joueur qui jouera 3 mois et qui n’aura sans doute pas le niveau qu’il avait avant sa blessure. Et pire, les Warriors ne pourront même pas le conserver et profiter de son retour au top l’année d’après puisqu’il n’a signé qu’une saison  et qu’il sera agent libre au moment où les Warriors devront re-signer Draymond Green, Klay Thompson et potentiellement Kevin Durant. Donc sauf miracle, DMC n’aura joué que la moitié d’une saison régulière et des playoffs à GSW et le tout, en étant en retour de blessure. Pas une raison de s’extasier sur sa venue donc…

Ne pas sous-estimer le travail des Warriors

Depuis 2009, le projet des Warriors est mis en oeuvre. Les drafts de Curry, Thompson et Draymond Green, le changement de coach et de style de jeu, l’acquisition de Iguodala et enfin les arrivées de KD et maintenant DMC. En moins de 10 ans, Golden State a créé les conditions lui permettant de devenir la franchise la plus attrayante de la ligue. Quel joueur n’aurait pas envie d’y jouer, d’avoir des coéquipiers aussi altruistes, un front-office aussi compétent et sans doute le meilleur coach de la ligue. Dans ce contexte , on peut aisément comprendre qu’un DMC qui n’a connu que Sacramento et les Pelicans ait envie de passer à une étape supérieure dans la ligue pour enfin jouer des Playoffs et gagner un titre. Et ce,même avec des millions en moins.

Loin de vouloir justifier les choix d’un adulte qui fait ce qu’il veut (n’en déplaise aux  donneurs de leçons), l’idée est là de comprendre que Cousins aux Warriors ne change rien à la compétitivité de la NBA et que ni le joueur, ni la franchise, ni la NBA ne peuvent être à blâmer. Et peut être que si toutes les franchises travaillaient aussi bien que les Warriors,  ces débats n’existeraient pas…
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Les mécanismes du marché #2 : toutes les exceptions possibles

Ca y est, la Free Agency est lancée ! Les équipes font leurs petites emplettes et les contrats à plusieurs millions de dollars sont distribués. Mais la règle du salary cap empêche les franchises NBA de faire n’importe quoi. Les contrats doivent être données judicieusement pour éviter d’exploser le salary cap. Heureusement, les exceptions permettent de contourner cette règle. Petit récapitulatif de ces règles obscure pourtant bien utiles aux front office.

Tout d’abord, il faut bien comprendre le principe du salary cap et en quoi il est spécifique à la NBA. Le salary cap est calculé sur la base du pourcentage de revenus que la NBA génère. C’est ce qui explique qu’en 2016, suite à l’explosion des droits télés et des revenus que la NBA a obtenu, le salary cap a, lui aussi, explosé et des salaires mirobolants ont été offerts à des joueurs plus que moyens (n’est-ce pas Luol Deng, Joakim Noah et Ryan Anderson ?).

Contrairement à la  NFL, la règle du salary cap est dite “soft” en NBA. Cela signifie que l’on peut dépasser le salary cap selon les situations. Cependant, si l’on dépasse trop le salary cap fixé en début de saison par et le CBA, le contrat qui établit le lien entre les propriétaires de franchise, les dirigeants de la Ligue et les joueurs, alors les franchises qui dépassent d’environ 120% ce salary cap doivent payer la luxury tax. Cette taxe est normalement effective pour éviter les équipes à la Warriors où les stars s’entassent. Elle différe également selon les situation et selon si les franchises dépassent énormèment le cap de 120% ou de très peu. Ainsi, la luxury tax peut taxer les franchises de 1,5 dollar jusqu’à presque 4 dollars pour chaque dollar au dessus de la limite de la luxury tax.

Mais revenons aux exceptions. Elles permettent comme nous l’avons dit de contourner cette règle du salary cap mais ne sont pas forcément disponibles pour toutes les franchises et tous les types de joueurs. On en dénombre au total 10 et chacune répond à des conditions particulières et n’offre pas les mêmes garanties aux bénéficiaires.

La Mid-Level Exception (MLE)

Probablement l’exception la plus connue et la plus utilisée en NBA. Elle permet à toutes les franchises de signer un joueur pour une année lorsqu’elles sont au dessus du salary cap. La franchise a alors, pour la saison 2017-2018 en tout cas, une enveloppe de 8M de dollars si elle ne paie pas encore la luxury tax et 6M de dollars si elle paie déjà la taxe de luxe. C’est notamment cette exception qui a permis aux Warriors de pouvoir signer Demarcus Cousins pour la saison prochaine.

La Bi-Annual Exception

Une autre exception très connue est celle de la bi-annual exception. Elle permet d’avoir une enveloppe de 3,29M pour la saison 2017-2018 afin de signer un ou deux free agents pour au maximum deux ans. Cependant, elle n’est utilisable que pour les équipes qui ne paient pas la luxury tax et n’est utilisable qu’une année sur deux. L’exemple le plus connu de l’utilisation de la bi-annual exception est celui de la signature de Karl Malone par les Lakers en 2003 même si, à l’époque, le CBA autorisait même les équipes payant la taxe de luxe d’utiliser la bi-annual exception.

La Rookie Exception

Cette exception est utilisée tous les ans par les équipes compétitives. Elle permet aux franchises de signer un rookie s’il a été drafté au premier tour même si elles sont déjà au dessus du salary cap. Ca a encore été le cas cette année avec les Cavaliers qui ont pu signer Colin Sexton, le rookie qu’ils ont drafté en 8ème position, même s’ils payaient la luxury tax l’année dernière.

Les 2 Way Contracts

Ce type de contrat a été introduit l’année dernière par le nouveau CBA et permet aux franchises de signer un ou deux joueurs pour des contrats minimum rookie, peu importe si la franchise est au dessus ou non du salary cap. Il permet à des joueurs de G-League de passer au maximum 45 jours dans une franchise NBA et, au terme de ses 45 jours, de pouvoir signer de vrais contrats. Ça a notamment été le cas pour Quinn Cook qui a assuré lorsque le chef Curry était blessé et s’est créé une vraie place dans le roster des Warriors.

Larry Bird Exception

Instauré depuis que les Celtics ont été autorisé à signer leur star de l’époque, un certain Larry Bird, malgré le fait qu’il soit au dessus du cap autorisé. Il permet à une franchise de prolonger un joueur qui a joué au moins 3 ans dans la même franchise sans avoir été coupé ni avoir été free agent (il peut avoir été tradé s’il n’a pas été coupé entre deux) car il est éligible aux Bird Rights. Cette règle a été mise en place pour permettre aux franchises de prolonger leurs joueurs fidèles et notamment leurs stars fidèles. Elle est utilisée chaque année comme l’année dernière avec la prolongation de Stephen Curry pour un contrat max.

Early Bird Exception

Cette exception suit la même logique que la Larry Bird Exception excepté le fait que seulement 2 ans sont nécessaires pour y être éligible. Alors les franchises peuvent conserver leurs joueurs même si elles sont au dessus du cap à condition de le signer à la moyenne des salaires NBA ou à 175% de son précédent contrat, selon lequel est le plus avantageux pour le joueur. La seule différence avec la Larry Bird Exception est qu’un joueur perd ses droits à la Early Bird Exception s’il est tradé. On peut ici citer le cas de Kevin Durant qui va probablement être prolongé  grâce à cette exception.

Minimum Salary Exception

Grâce à cela, les franchises au dessus du cap peuvent quand même se permettre de signer un free agent si elles le signent au contrat minimum mais aussi d’absorber un contrat minimum dans un trade. C’est cette exception qui pousse les vétérans à signer dans des franchises très compétitives pour chasser une bague. On l’a vu avec David West allant d’équipe à équipe au salaire minimum.

Traded Player Exception

Celle-ci prend effet lorsque l’on envoie par un trade un joueur qui a un plus gros salaire que le joueur que l’on accueille. Les franchises ont alors une enveloppe pour recruter pendant un an. C’est notamment utile pour les franchises qui tradent des choix de drafts ou encore les sign and trade de superstars. Pour illustrer cela, nous prendrons l’exemple du trade de Elfrid Payton pour un second tour de draft. Le Magic s’est alors libéré de 4M de dollars qu’ils peuvent alors réinvestir comme ils veulent.

Vous comprenez maintenant que le marché des free agents n’est pas si simple qu’il n’en paraît. J’espère en tout cas que cela a éclairé votre lanterne et vous permettra de mieux appréhender cette Free Agency. D’autant plus que nous n’avons pas parlé des exceptions pour les joueurs blessés ou bannis. Ni de comment les salaires étaient distribués. Du moins pas encore.

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Les dossiers sont sortis : les Lakers n’ont pas voulu de DMC et ce dernier a refusé 40 millions de la Nouvelle Orléans après sa blessure

On est un peu déçu de cette nuit car il n’y a pas eu de woj bomb, néanmoins, quelques dossiers sont sortis et on peut dire qu’ils sont assez croustillants. Maintenant, il faut chercher la vérité dans tout ce bordel.

On va commencer par les Lakers, qui auront sacrément déconné. Ils ont fait leur petit mercato tranquillement. Magic Johnson a recruté une bande d’avengers, ou plutôt la bande des ennemis jurés de Lebron James. Jusqu’à là pas de souci mais ils auront sacrément déconné avec le dossier Demarcus Cousins. Il aurait été logique de penser que Randle n’a pas été gardé, afin de faire de la place au pivot. Et bien que dalle. Après la signature de Rajon Rondo, les Lakers auraient pu faire la même offre des Warriors à Demarcus Cousins. Car il faut rappeler qu’ils avaient rendez vous. On ne sait pas s’il a eu lieu mais Marc Stein nous rapporte que les Lakers n’auraient pas voulu signer DMC sur 1 an pour 5.3 millions de dollars

On va faire semblant de croire à ce mensonge et en parlant de bullshit, Demarcus Cousins a oublié de nous préciser autre chose. Après sa blessure, les Pelicans ont voulu prolonger Cousins, pour un contrat de 40 millions de dollars sur 2 ans. Chose toute sauf étonnante mais ce dernier a refusé. Il a cru pouvoir toucher le max ou du moins une offre conséquente et c’est une chose qui n’est pas arrivée par la suite et a provoqué la signature chez les Warriors. La gourmandise est un vilain défaut et comme on vous le disait hier, sans doute que DMC a eu le seum de ne pas avoir eu d’offres vite et conséquentes…

A la limite, on peut comprendre que DMC ait confiance en lui, pour choper le max. Par contre, comment est ce possible que les Lakers aient pu laisser passer une telle occasion… A la rédac, on n’y croit que trop peu.
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