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Analyses

L’anecdote du jour : comment sont nées les séries de playoffs en 7 matchs ?

Les 16 équipes qualifiées lors des phases finales de la grande ligue le savent, il faut encore remporter le nombre symbolique de « 16 » rencontres pour parvenir à l’inexorable extase. Néanmoins l’origine de ces séries de 4 victoires, ou plutôt série de sept est méconnue. Mais d’où sort donc cette idée de sept matchs ? Retour aux origines et à l’évolution des séries de playoffs.

Du tout au tout

L’histoire de la NBA, Créée le 6 juin 1946 sous le nom de BAA (Basketball Association of America), la ligue est renommée NBA en 1949 après sa fusion avec la NBL (National Basketball League). Evidemment ça n’a jamais été un long fleuve tranquille. Il faut remonter à la première édition de playoffs ou la formule était bien différente. Lors du sacre des Warriors de Philadelphie en BAA, le système fonctionne sous forme de séries en 7 et d’autres, en 3, les numéros uns de chaque  » division  » Est-Ouest, exemptés du tour 1, se font par contre face dès le deuxième tour. En revanche, les finales NBA ont toujours existé sous un format de 7 matchs, grâce notamment à la ligue de baseball américaine, qui a inspiré le fonctionnement des finales.

L’idée de 7 matchs a mis du temps à émerger, à la base comme évoqué précédemment, la NBA se fie à la National League de Baseball (future MLB), mais cette dernière a expérimenté de nombreux formats qui ont servi d’exemple à la future NBA. Des séries de 9 matchs ou encore des finales en 15 matchs, variables et surtout des leçons, les spectateurs lassés pas les longues séries, ont joué un grand rôle dans la prise de conscience collective des différentes ligues de sport américaine. Plus c’est long, plus c’est lourd, certes des profits mais mal optimisés.

Lors de la naissance de la NBA en 1950, le système va paraitre beaucoup plus familier que les précédents. En effet même si les conférences n’existent pas encore, 3 divisions font rage (division Est, Centrale et Ouest) 12 équipes sont qualifiées, normal au vue du fait que 17 équipes faisaient partie de la grande ligue et seulement 5 équipes ne participaient pas aux phases finales. Le premier tour se déroulait donc au meilleur des trois matchs, le reste au meilleur de sept matchs. Une révolution qui perdurera jusqu’en 1984 et la protestation des différents partis.

Alors que la NBA est écrasée par les Lakers de Magic Johnson et les Celtics de Larry Bird, le titre est remporté par ces derniers en 1984, un changement se profile. Ce changement que la ligue va effectuer est le passage de série du premier à 2 victoires lors du premier tour à une série du premier à 3 victoires, une légère avancée critiquée par certains considérants que c’était encore trop court pour prouver qui est la réelle meilleure équipe, le célèbre Jim O’brien avait vivement réagi en 2002 pour ESPN. Lentraîneur des Boston Celtics Jim O’Brien a exprimé une préoccupation commune parmi les entraîneurs et les joueurs de la NBA :

 « Les séries de cinq matchs sont trop courtes », a-t-il déclaré au Boston Herald. « Vous avez beaucoup investi dans l’année pour vous rendre aux playoffs, et vous voulez pouvoir jouer une série de sept matchs parce que je pense qu’une série de sept matchs prouve vraiment qui est la meilleure équipe de basket-ball. » 

2003, au-delà d’être l’année qui a accueilli Lebron James, le futur king de la ligue, c’est cette année-là que David Stern, l’homme qui a formidablement fait évoluer et démocratiser la NBA, a mis en place l’uniformité de la durée de chaque tour de playoff. Un changement qui a l’air minime, mais comme l’a bien dit Jim O’brien, les équipes qui travaillent toute l’année et qui se font si rapidement éliminer peuvent en vouloir à ce système qui n’avait pas de sens.

Depuis les playoffs n’ont pas franchement évolué, mise à part la répartition des matchs à domicile ou extérieur qui a évolué pour la dernière fois en 2014, la NBA a l’air d’avoir trouvé le système parfait ou plutôt le plus équitable. Quoique. Certains commencent depuis quelques années à critiquer la prévisibilité des gagnants de la grande ligue.

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