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Histoires

Candace Parker ou la plus grande éthique de travail du monde du basket, et un amour pour la balle orange infaillible

Candace Parker est un personnage incontournable du monde du basket américain. Malheureusement en France, on ne parle que trop peu des basketteuses ricaines. Il était donc l’heure de mettre du respect le nom d’une légende dont la vie professionnelle ne ressemble à aucune autre, surtout en ce moment. Jouer à un très haut niveau oui, mais aussi en alliant à cela un job d’analyste. Focus sur la nouvelle vie de l’autre CP3.

Avoir un ordre de comparaison est toujours une bonne chose, surtout quand on ne connait pas une discipline. Julius Erving ? Lebron James ? Candace Parker peut être comparée à ces champions. Sa carrière a été semée d’embuches mais à l’heure actuelle, elle peut largement être considérée non pas comme l’une des meilleures joueurs de l’histoire de la WNBA, mais de l’histoire du basket tout court. Blessée pour sa première saison universitaire, CP3 en a dans le ventre. Guidée par la légendaire coach Pat Summitt, elle devient champion NCAA par deux fois, raflant notamment le titre de meilleure joueuse universitaire avant d’être draftée par Los Angeles. La suite de sa carrière n’en sera que plus prometteuse. MVP par deux fois, championne WNBA, rookie de l’année, on en passe et des meilleurs, la liste de ses trophées aussi longue que le morceau Regretté de Rohff. Toutefois, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est ce qui se passe pour elle ces dernières années et notamment en ce moment.

En 2021 et à l’image de son grand ami Dwyane Wade, Candace Parker est rentrée à la maison, à Chicago, où elle a grandi en idolâtrant Michael Jordan avec son frère Anthony Parker, l’ancien joueur NBA. Son joueur préféré était Ron Harper. On reconnait un peu le style en elle. Une joueuse d’équipe, complète et vocale. Il faut savoir que c’est un grand changement. Elle a joué toute sa vie pour Los Angeles (12 saisons). Partir pour Chicago n’était pas chose aisée et c’est de cette manière qu’on compare son trajet à celui de Dwyane Wade. L.A était devenu sa seconde maison. Qu’importe les stats, Candace Parker fait toujours partie de l’élite, attaque, défense, flow, tout est validé. Mais les Sparks commençaient à patauger en playoffs et en route pour ses 35 ans, elle voulait gagner le titre, si possible là où elle a grandi. Rester à un haut niveau pendant tant d’années, ça demande beaucoup de sacrifices. Certains n’y arrivent pas ou n’y arrivent plus. CP est fait du bois qu’aucune autre car en plus d’être toujours une majeure actrice de l’élite, elle a une toute autre activité.

Encore avec son best D-Wade, Candace Parker est une fois par semaine (le mardi) sur NBA on TNT. Les deux agissent en tant qu’analyste et ce n’est pas sur n’importe quelle chaîne. Une chaîne (hyper) nationale qui a un taux d’audience maximum. À titre d’exemple, Candace Parker a repris le basket cette semaine, puisque la WNBA revient dans quelques semaines. Avec le début du training camp, du media-day, des entraînements, elle doit gérer le fait d’être au top physiquement, où le cardio doit sans doute prendre cher pour la pré-saison, mais en plus traverser tout le pays pour assister à l’émission, comme ce fut le cas avant hier. Présente en tant que pure analyste, ce n’est pas un délire arriver 5 minutes avant l’émission et repartir 5 minutes après. Comme on peut le voir sur les réseaux sociaux avec bon nombre de vidéos du making of de chaque émission, l’équipe travaille ensemble pour produire un véritable show. Elle doit donc s’investir totalement, même si elle n’est présente qu’une fois par semaine.

La grande question est de savoir pourquoi se tuer à la tâche, quand on est superstar WNBA, sans doute la plus bankable du game, sans oublier un équipementier comme Nike, qui paie plutôt bien. À l’image de sa rivale Maya Moore, Candace Parker veut se battre pour les choses qui en valent les peines. Elle veut être un « role model » pour des millions de jeunes filles. Pouvoir s’imposer dans une industrie ultra masculine, squattée par les nombreuses légendes NBA. Être une personnalité sur laquelle on peut se reposer, être un exemple et inspirer. Ne se contentant pas de faire de bonnes analyses, Candace Parker n’hésite pas à se faire sa place, avec son style. Shaq en est témoin, lui qui ne s’était plus fait bâcher plusieurs fois de suite depuis Ben Wallace. Non seulement elle devient exemple de succès pour les jeunes filles, déjà qu’il était grand, mais de manière générale, pour les plus jeunes d’entre nous. Imaginez un peu la résistance de se taper deux jours d’entraînement, prendre l’avion le jour même, préparer une émission, être diffusé et obtenir les fleurs de tous les fans et journalistes NBA sur les réseaux, et ensuite de retourner à l’entraînement pour suer. Oui, CP crée aussi sa mamba mentality. Pas besoin d’en dire plus, il suffit de regarder son éthique de travail pour admirer sa legacy.

On doute que durant la saison WNBA, elle aura le temps de pouvoir assumer son rôle. Quoi qu’il en soit, en préparant sa 2ème partie de carrière, elle excelle, comme dans tout ce qu’elle fait. Candace Parker est devenue la première analyste à agir en primetime sur une chaîne de cette envergure, et ça, c’est très fort. Sa mission est d’en inspirer plus d’un(e) et on miserait bien notre maison sur le fait que le défi est réussi. Dans un monde où la WNBA est dénigrée, même ceux qui ne s’y intéressent pas n’ont que du respect pour Candace. Voilà la définition d’utiliser sa plateforme à bon escient.

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