Quand Boris Diaw a failli être tué par la police en 2005 : "S'il te plaît, ne tire pas"
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Histoires

Quand Boris Diaw a failli être tué par la police en 2005 : « S’il te plaît, ne tire pas »

L’histoire est bien réelle et fait froid dans le dos. Pour les amateurs de basket, et plus particulièrement de NBA, ce n’est pas une chose surprenante (exemple Sterling Brown). Les joueurs NBA eux mêmes ont été victimes d’une bavure policière et heureusement pour Boris Diaw, la ligne n’a pas été franchie, il raconte. Une histoire assez méconnue et c’est une nouvelle preuve qu’aux USA, les choses n’ont rien à voir avec ce qui se passe dans le reste du globe.

Boris Diaw a eu une carrière incroyable à travers les années en NBA mais pas que. Drafté en 2003, il fait partie de ces joueurs qui ont accompagné les Lebron James, Dwyane Wade, Chris Bosh, Carmelo Anthony et consorts. Il joue aux Atlanta Hawks pendant deux saisons en tournant à un peu plus de 4 points par match pour commencer sa carrière NBA, avant de se faire transférer vers les Suns. L’histoire nous amène justement à cette période, un peu avant l’été 2005. Les Spurs affrontent les Pistons qui essaient d’accomplir le back to back. A ce moment précis, une équipe de 7 personnes dont il fait partie part du stade des Pistons pour rejoindre Tony Parker à l’hôtel. Babac est devant dans la voiture et croise la police… C’est alors qu’elle fait demi-tour et commence à se place derrière le véhicule où se trouve le français. Le jeune retraité trouve ça bizarre et après être passé au orange on rappelle qu’il n’est que passager), une deuxième voiture se joint à la patrouille et met les gyrophares. Boris dit au conducteur de se mettre sur le bas côté et la pression commence à monter d’autant qu’une 3ème et 4ème voitures rejoignent les 2 premières :

Dans la voiture, ça fait des blagues. Eric Judor dit : ‘Je t’avais dit de ne pas ramener de cocaïne’, etc… Puis on arrête de rire, parce que les passagers à l’arrière du van voient un point rouge sur nos têtes… Je dis alors aux autres de ne pas trop bouger, pour ne pas qu’ils pensent que l’on va sortir une arme. Avec un policier un peu stressé, qui a bu trop de café, ça peut tourner en bavure.

Car si Ramzy n’était pas là, Eric est bien présent et ses vannes n’allaient pas détendre l’atmosphère bien longtemps. Une fois arrêté, c’est au chauffeur de descendre en premier et ça n’avait rien d’un simple contrôle routier. La police lui demande directement de sortir et de se mettre à genou. Il se fera même menotté et Boris Diaw ne comprend pas ce qui se passe. Tour au tour, tous les passagers doivent se mettre à terre, mains dans le dos avec les menottes et Babac n’a aucune explication sur le pourquoi du comment. Problème, un membre de la voiture ne parle pas bien anglais, un ami d’Eric Judor. En effet, il ne comprend pas bien car au lieu de mettre les mains derrière le dos, il les met sur l’estomac. Un flic va alors sprinter sur le français, Bobo raconte :

Le policier hurle et un gars sprinte vers lui, lui met un genou dans le dos et la tête dans le goudron, puis dans un autre fourgon.

Le gars qui venait de faire ça au passager est en sueur, dégoulinant et se met à côté de moi. Il est en joue avec son pistolet, en train de trembler. Je lui dis : ‘S’il te plaît, ne tire pas. On est français et plusieurs d’entre nous ne comprennent pas tout ce que vous dites, attention.

Finalement, ils nous ont tous remis dehors. C’était en fait une erreur avec la voiture de location. Elle avait été volée, ils avaient changé les plaques, un truc comme ça et elle avait été déclarée à la police. Il y a tellement de crimes qu’ils ne prennent pas de risques et ne veulent pas se faire tirer dessus ».

Cette histoire ressemble à beaucoup d’autres sur le territoire de l’oncle Sam. C’est triste mais c’est la réalité. Heureusement que le flic n’a pas dégainé, l’histoire aurait pu être tragique. Une histoire qui l’a été pour beaucoup de noirs aux USA. Boris Diaw en rigole aujourd’hui mais il sait mieux que quiconque, que l’histoire aurait pu être tout autre et il ne serait peut être pas là pour en parler.

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