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Histoires

L’histoire « spéciale » draft et le système américain dans le sport US : Sue Bird ne voulait pas jouer à Seattle

C’est une histoire vieille comme le monde dans le sport US. Qu’importe le sport, la draft a lieu, il faut recruter les universitaires pour la plupart des prospects. C’est difficile pour ces derniers, ils apprennent le business après le cocon de la fac. Pour beaucoup, ils souhaitent rester proche de la famille, c’est le cas de Sue Bird, New-Yorkaise 100%. Elle ne voulait pas aller à Seattle mais l’histoire n’en sera que plus belle. Sue deviendra la meilleure meneuse de l’histoire de l’autre côté du pays mais la jeune joueuse qu’elle était à l’époque, voulait rester à la maison.

Le système américain sportif a ses avantages, comme il a ses défauts. Dès l’entrée chez les pros, tant la WNBA, que la NBA ou la NHL pour ne citer qu’eux, les sportifs comprennent très vite qu’il s’agit d’un business et rien d’autre. En l’occurrence les sportives pour ce papier. La draft WNBA a lieu dans quelques semaines sur ESPN et peu importe qu’elle soit la meilleure joueuse du pays ou non, elle n’aura pas choix de sa nouvelle équipe. Dans une interview de Lisa Salters avec Sue Bird, la légende de Seattle nous rappelle de bon vieux souvenirs. Elle ne voulait pas jouer pour le Storm à sa sortie d’université. Enfant de New-York, elle y va au collège, au lycée et son université Uconn, est à proximité. En allant à Seattle, elle traverse le pays, se coupant littéralement de ses racines. Encore très jeune, c’est un changement brutal et préfère logiquement jouer à la maison, dans son petit cocon.

Presque 20 ans plus tard, Sue Bird est la meilleure meneuse de jeu de l’histoire de la WNBA. Elle engrange les titres chez le Storm avec des sélections au All-Star Game et All-WNBA Teams.  Des années plus tard, Suzanne Brigit Bird ne doit pas le regretter mais il est vrai que le système américain, pourtant en mode « chouchoutage » pendant les années lycée et université, prend un tout autre virage quand les athlètes débarquent chez les pros. Elle a donc dit adieu aux matchs du Liberty et des Knicks, auquel elle allait souvent pour dire bonjour au froid de Seattle. Avouant que lorsqu’elle parle aux jeunes, ça envoie de la lourdeur quand elle leur dit « Je suis 1st pick ». Ces derniers ne connaissent pas forcément sa carrière en Russie ou même à Uconn mais être 1st pick, c’est quelque chose. Elle déclare même qu’elle ne le voulait pas forcément :

« Oui bien sûr, je voulais l’être en tant qu’athlète, mais il y a des côtés négatifs. »

Dans un monde inconnu, Sue Bird ne voulait pas être éloignée des siens mais elle n’était pas au courant du futur prodigieux qui l’attendait. Il ne lui reste plus beaucoup de temps à haut niveau et on espère que la sis’ de Diana Taurasi aura l’occasion de faire une tournée d’honneur devant les fans… notamment en passant par New-York.

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