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Séance coaching : les curls de Cleveland, qui ont remis Kevin Love dans le game !

C’est parti pour une nouvelle séance coaching et celle-là est plutôt importante. Ce n’est pas un tournant dans la série mais peut être un tournant dans ces playoffs… Analyse !

Si Lebron James a encore été injouable cette nuit, Kevin Love a sans doute fait sa meilleure performance de ses playoffs 2018. Tout ça a été le fruit d’un travail d’équipe et non d’un seul homme comme on pourrait le croire. Des joueurs comme Lebron James feront toujours de grosses performances mais il est important de rappeler que c’est un sport collectif. Des joueurs, des coachs, tout est mis en oeuvre, même lors de « petites » performances, pour que tout se passe comme prévu avec des systèmes, des détails et une philosophie. Toronto a un plan de jeu clair en défense, ne pas doubler sur Lebron James. Ce fut là leur première erreur. Sans prise à deux, il a le contrôle physique de son défenseur. Il peut l’emmener là où il veut et notamment au poste bas, et distiller comme il le souhaite.

On commence par la première chose qui fâche, le match-up. Jonas Valanciunas était opposé à Kevin Love. Si pour l’attaque, tout baigne, puisqu’il peut le dominer dans la raquette, en témoigne ses 21 points et 21 rebonds malgré sa maladresse lors du game 1 ou ses 16 points et 12 rebonds lors du game 2. Mais voilà, les statistiques, c’est bon pour la saison régulière. Dès l’entame, Cleveland voulait mettre Love en confiance et c’est ce qu’ils ont fait grâce aux belles passes du King. Des écrans à foison, qui ont fonctionné à merveille. On vous a concocté 3 séquences de suite, où dans les 3, Love profite de la défense dilatante de son adversaire et surtout de son manque de vitesse. Cleveland fait en sorte de le sortir de la raquette, pour que Love puisse prendre l’ascendant. Sur les 3 séquences, on peut voir qu’il a le temps d’avance nécessaire pour prendre ses appuis et faire filoche.

Ce replay qu’on vous a fait, vous avez pu le voir encore et encore et encore durant toute la rencontre. Si ce n’est pas Love qui profitait des picks, c’était l’inverse. J.R Smith, Kyle Korver et George Hill, même si pour ce dernier ce fut moins souvent, les sanctions ont été immédiates. Malheureusement, ce n’est pas la seule erreur de Toronto. Cette fois-ci, pas de séquence mais tout simplement les highlights de Lebron James en bonne et due forme. Pas UNE SEULE FOIS, les Raptors ont changé leur défense. Laissez Lebron James en ne pratiquant jamais de prise à deux, c’est du suicide. Pourtant c’est bien ce qu’a fait Dwane Casey, en ne s’adaptant jamais et au bout du compte, c’est Lebron James qui en profite avec une véritable mixtape. Que dire de ses actions au poste bas où il a dégommé toute la défense des Raptors et chaque joueur ou presque y est passé.

Il y a donc du changement à faire pour le coach de Toronto. S’ils veulent laisser JV sur le terrain, un super-héros doit venir aider et protéger la raquette. C’est censé être le rôle de Serge Ibaka, transparent depuis le début de playoffs. Pourquoi avoir lancé Miles sur Love ? Un certain Norman Powell mériterait sa place, lui qui est un super défenseur et physique qui puis est. Il faut aussi rendre hommage à César. Si Casey fait des bourdes, Lue a annoncé la couleur en jouant small-ball et c’est en train de payer. En plus de ça, c’était un risque de surjouer sur Kevin Love mais une chose qu’on ne pourra jamais enlever à Lue, c’est la confiance qu’il a en ses joueurs. Alors qu’on les pensait condamner, Cleveland est proche de sweeper Toronto. A voir comment ces derniers répondront !

Alors qu’ils étaient moqués il y a peu, les Cavs ont très bien réagi et plus encore, ils ont réagi en équipe. C’est ce qu’on attend des grandes équipes, maintenant il ne manque plus que le banc apporte un peu plus et tout sera parfait. N’est ce pas Jordan et Rodney ?
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Séance coach Carter : le mythique buzzer de Manu Ginobili contre les Warriors en 2013 !

Pas de NBA jusqu’à jeudi, on a de quoi partir pour le passé afin d’étudier un shoot assez légendaire, celui de Manu Ginobili lors du game 1 face aux Warriors en demi-finale, en 2013.

Gregg Popovich est un sacré sorcier. Il en connait des systèmes et selon l’adversaire, il sait ce qu’il a à faire. A part le rebond face au Heat on repassera mais pour le reste, c’est du 100% en terme de philosophie de jeu et de système.
Aujourd’hui on s’intéresse à une action clé de la série entre San Antonio et Golden State. Un match qui comptera pour plus tard en terme d’expérience. Sous la houlette de Mark Jackson, les Warriors sont encore loin de leur version made in Steve Kerr mais il y a déjà matière à travailler. Après que Klay et Steph aient pris feu, les Spurs n’ont pas le choix. Il faut marquer pour remporter ce match 1 et garder l’avantage du terrain.

Le plan de jeu de Gregg Popovich est d’écarter le terrain au maximum. Il a beau avoir de gros closers, il veut un max d’options. Premier mouvement de sa part, mettre Danny Green dans le corner. Ainsi, son défenseur ne peut pas venir en aide et même une « mi-aide » serait suicidaire, quand tu gardes un shooteur comme le numéro 4 des Spurs.

La 2ème étape est assez particulière. Libérer Tony Parker, au cas où Kawhi Leonard n’arrive pas à trouver Boris Diaw ou Manu Ginobili, qui était sans doute la 1ère et la 2ème option. Dans le même temps, cela permet d’écarter encore plus le terrain pour les Spurs, avec TP qui se rapproche du rond central.

La 3ème étape et la dernière du système de Gregg Popovich était de provoquer quelque chose et ça a marché. Tony Parker prend donc l’écran de Manu et Babac. C’est à partir de là que tout va changer : explications. Harrison Barnes se mange deux écrans. Sur le 2ème, Jack fait la grosse erreur de vouloir changer mais il y a un gros problème de communication. Personne ne change à part le numéro 2 de Golden State, résultat, Jack se retrouve sur Tony avec… Barnes.

Un changement inutile, alors que chacun avait son joueur. A partir de là, Bazemore doit choisir son poison. Boris Diaw qui est dans la raquette ou Gino situé à 3 points. On ne peut pas lui en vouloir, il préfère garder la raquette et espère que la passe de Leonard soit lazy, afin qu’il puisse avoir le temps de remonter à 3 points. S’il était monté directement sur Ginobili, ça aurait été un suicide pour Curry d’aller dans la raquette (afin de garder Boris Diaw au marquage) car il aurait dû laisser Green à 3 points !

Une fois de plus, coach Pop nous a montré l’étendu de son talent. La mise en place du système est importante mais le placement de ses joueurs l’est encore plus. A chaque étape, ils ont dicté les mouvement de la défense. En les écartant tous les uns après les autres, San Antonio a pu trouvé le meilleur shoot possible et le plus effrayant, c’est qu’il n’y avait pas qu’une possibilité !

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Séance avec coach Carter : le génie d’Erik Spoelstra a encore frappé !

On avait promis des séances coaching et voici la première de l’ère TDD. Il faut commencer par la crème de la crème, ainsi nous jetons notre dévolu sur un certain Erik Spoesltra !

Rick Carlisle avait déclaré que coach Spo était le vrai All-Star de son équipe. Cette séquence va nous le prouver et c’est du génie à l’état pur. En premier lieu, le superbe écran de Goran Dragic. Certains coachs vous le diront. Le joueur le plus dangereux lors d’une remise en jeu n’est pas le joueur démarqué mais celui qui fait la passe. En l’occurrence, le numéro 7 qui trouve son intérieur et qui fait écran pour qu’il puisse marquer… Enfin presque.

 

Bam est donc démarqué mais l’ami Spo n’est pas bête sachant le score. A quoi sert de marquer à deux points alors que les Raptors sont à +5. Sachant la forme des joueurs sur la ligne des lancers, il va donc miser sur un 3 points et la tactique marchera. Bam fait mine d’aller au dunk et avec son maniement du ballon, il trouve Wayne Ellington, qui avait endormi toute la défense, avec deux écrans ligne de fond. A ce moment du match, tout le monde est concentré sur le ballon. Wayne n’a plus qu’à faire swish car en phase de jeu, le joueur le plus dangereux n’est pas toujours celui qui a le ballon.

Il n’y aura que deux points d’écart, Toronto fera 1/2 mais sans temps mort par la suite, le Heat ne pourra pas faire mieux qu’une brique pour égaliser. Néanmoins, cela montre quel monstre est Erik Spoelstra. On vous laisse toute la séquence pour apprécier.

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Houston tente sa « Michael Beasley 2.0 » : Gerald Green sera un Rocket jusqu’à la fin de la saison !

C’était la bonne nouvelle du soir après le match entre les Warriors et les Rockets: le front office de Houston comptent bien signer Gerald Green pour le reste de la saison.

La nouvelle a, comme bien souvent, été amené par l’insider d’ESPN, Adrian Wojnarowski. On rappelle que les Rockets avaient jusqu’au 7 janvier pour faire savoir à leur ailier s’ils comptaient s’offrir ses services jusqu’à la fin de saison ou s’il n’était pas retenu. En même temps, rien d’étonnant à cette décision quand on voit le rendement du dunkeur fou. 1 petit match face à son ancienne équipe de Boston pour s’adapter à son équipe et au jeu qu’elle propose puis une montée en puissance assez impressionnante. 18 points face à Washington, 10 points dans le blowout contre les Lakers, 27 points contre le Magic et enfin ces 29 points hier soir dans l’affiche face aux Warriors de Golden State. Au final, sur ces quatres matchs, le sniper cumule 21 points de moyenne à 21/35 du parking (oui oui, ça fait bien 60% à trois points). Rien d’étonnant donc.

Le meilleur match de Green reste quand même celui d’hier, face aux Warriors, dans lequel il a fini à 29 points à 8/15 à trois points. Il a tout fait à la défense des Dubs. Catch & Shoot, en transition, après un écran, après un dribble, du corner, de loin, en première intention, il était tout simplement inarrêtable. Il a même inscrit à lui seul plus de la moitié des trois points des Rockets alors que ces derniers comptent quand même des shooteurs tels que Chris Paul, Ryan Anderson, Eric Gordon et tant d’autres… Et cela n’a pu que faire plaisir à Mike d’Antoni, ce fanatique du shoot à longue distance, qui a vu en Gerald Green un moyen pour lui de faire sans James Harden, toujours absent, qui ne devrait pas revenir avant une grosse semaine.

« As expected, Rockets plan to guarantee Gerald Green’s contract for the season, league sources tell ESPN. Deadline is Sunday. Rockets will waive guard Bobby Brown, sources said. He could return on 10-day deal. »

Les Rockets vont probablement devoir couper Bobby Brown qui n’a jamais été dans la rotation pour faire de la place à l’ailier afin qu’il joue dans sa ville natale. Il a d’ailleurs semblé particulièrement heureux de pouvoir jouer pour les fusées avec sa coupe de cheveux assez … surprenante !
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Retour sur le cinq majeur aligné par Mike D’Antoni : un vrai mauvais choix avec une réaction attendue

Mais qu’est ce qui a pris au coach des Rockets? Mike D’Antoni a aligné un 5 assez atypique dans le match face aux Wizards de Washington.

Chris Paul (qui faisait son retour hier), James Harden, Trevor Ariza et… Ryan Anderson. C’est bien le cinq aligné hier soir par coach d’Antoni. Un cinq majeur sans réel pivot. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette absence de vrai intérieur s’est faite ressentir. On a eu droit alors à un jeu très triste proposé par les Rockets avec aucun mouvement puisque la base de leur jeu est le Pick and Roll en première intention. Sauf que lorsque les intérieurs sur le terrain sont PJ Tucker et Ryan Anderson, qui sont tous les deux des snipers plus que des monstres physiques, alors aucun écran n’est posé et aucun mouvement n’est créé. Et sans mouvement, impossible alors d’être adroit.

Mais cette absence de big men s’est vue non seulement offensivement mais aussi défensivement. Hier, il manquait clairement une tour de contrôle côté Rockets, un joueur qui permet de rattraper les erreurs défensives, un intimidateur. Or, quand les Rockets ne défendent pas, ils ne rentrent pas leurs tirs et ne peuvent donc pas gagner de matchs. Sur les cinq dernières rencontres, tous sans Clint Capela, les Rockets ont enchaîné cinq défaites et n’arrivent plus à défendre, eux qui s’étaient affirmés comme une des meilleures défenses de la Ligue. Alors oui, malheureusement pour eux, les joueurs de Houston doivent composer avec de nombreuses absences : Clint Capela, Nene, Luc Mbah a Moute qui sont censés être des éléments importants de la rotation avec de vrais rôles défensifs. Mais rien n’excuse une telle régression qui ne peut s’expliquer que par un manque d’envie, ce qui est totalement inacceptable pour une équipe qui a des ambitions aussi élevées que Houston. Les Rockets prennent plus de 11 points de plus par match depuis que ces joueurs sont absents. ll faut donc trouver une solution.

Et cette solution, on attend qu’elle vienne directement de coach D’Antoni. Lui qui doit prouver qu’il mérite son titre de Coach Of The Year 2017. Et pour cela, il doit montrer à toute la Ligue qu’il est capable de sortir de sa philosophie run & gun qui montre ses limites sur cette série de 5 défaites de rang. Or, hier, on a vu un ajustement tactique très mauvais qui s’est avéré être plus pénalisant pour son équipe qu’autre chose. Les Rockets ont besoin de ce vrai pivot dominant ! Hier, quand Tarik Black, qui n’est pas le meilleur pivot de la Ligue mais a la qualité de faire jouer son physique, était sur le terrain, ce sont durant ces moments que les Rockets ont le mieux joué. On ne voit donc alors pas Mike D’Antoni se priver une nouvelle fois d’un vrai pivot. Il faudrait alors qu’il explore la possibilité de faire jouer Tarik Black dans le cinq majeur ou même donner plus de minutes au chinois Qi Zhou. Au moins il s’en est rendu compte puisqu’il a déclaré que le “bug guy in the middle” leur a manqué.

On attend donc un vrai changement de la part de D’Antoni car c’est de lui que doit venir la solution pour mettre fin à cette série de défaites. »

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