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L’arbitrage au féminin en NBA, un véritable périple : une évolution constante pour casser les codes

Les arbitre(e)s deviennent de plus en plus nombreux. Aujourd’hui, elles sont désormais pas moins de 5 en NBA à temps plein et c’est ouvre la porte à une grande évolution au sein de la ligue mais aussi de la société. C’est la grande enquête des dernières semaines par ESPN.

D’une part – malgré leur salaire – les arbitres d’une manière générale ont un job d’enfer. Insultés quasi tous les matchs, il faut avoir un sacré mental pour résister à la pression des joueurs, c’est une première chose, sans oublier les coachs mais surtout les fans, parfois incontrôlables. Qui de mieux que la meilleure amie de Chris Paul pour en parler ? Lauren Holtkamp-Sterling. Cette dernière a donné son témoignage au micro d’ESPN. Bien avant son ascension en NBA, elle a fait ses armes en jouant 4 ans à la Drury University, avant de s’engager dans une carrière d’arbitre. Elle commence seule dans des matchs de jeunes. C’est alors que le chemin s’annonce difficile et comprend que la route sera longue :

« Il m’a confronté et m’a dit que je n’ai pas à être ici. [en parlant de son sexe]. »

Malheureusement, cette situation se reproduira à maintes et maintes reprises. Mais au début, les moments de doutes ont été nombreux et elle ne pensait pas que ça allait être si difficile mentalement. Elle devait faire le choix de continuer ou de lâcher prise, elle décidera de poursuivre sa route, qui sera recouvert de succès. Depuis la saison 2014-2015, Holtkamp-Sterling deviendra la première arbitre depuis pratiquement deux décennies, à devenir à temps-plein. Niveau chiffres, les arbitres féminines ont explosé. 5 sont à temps plein, une record dans la ligue. 24 des 57 arbitres en G-League, sont des femmes et 15 des 33 arbitres en WNBA sont aussi de la gente féminine. Adam Silver assume ses chiffres, il souhaite que ça explose, pas qu’en NBA, mais dans tous les championnats de basket US pro. Il veut faire de la NBA, un monde moderne et souhaite que ces arbitres deviennent des inspirations. S’imposer dans un monde d’hommes.

Avant elle, les références se nomment Violet Palmer et Dee Kantner, les deux premières arbitres féminins en full-time. Nous sommes alors 1997 et en avance sur leur temps, elles veulent briser des barrières. Ce n’était pas donné à tout le monde. Il en faut pour non seulement gérer les cris du public mais aussi gérer la pression des joueurs. Et quand elle entend des « frères d’armes », comme Cedric Maxwell, ancien joueur et commentateur entendre dire « Retourne à la cuisine », ça ne dérange pas madame Palmer :

« Est-ce que je l’ai entendu? Bien sûr », a déclaré Palmer, qui a pris sa retraite de la NBA en 2016. « Mais est-ce que cela m’a dérangé? Non. Rien de tout cela ne m’a dérangé. Ils parlent juste de quelque chose avec lequel ils ne sont pas à l’aise.

Ce n’est pas différent quand nous regardons notre nouvelle vice-présidente [Kamala Harris]. Ce n’est pas différent quand nous regardons Stacey Abrams. Ce n’est pas différent quand nous regardons Oprah Winfrey … Quand vous voyez des femmes inspirantes, et combien elles sont puissantes et intelligentes et à quel point elles sont bonnes dans n’importe quel métier, vous devez le partager… C’est ainsi que nous pouvons aider les petites filles à grandir. »

Palmer a eu aussi beaucoup d’aide de ses collègues masculins. Là où on aurait pu penser à un monde machiste et compétitif, les arbitres s’aident entre eux et au fil du temps, Palmer fera de ses mentors, ses meilleurs amis. Quand les arbitres se retrouvent avec toutes les générations, elle se fait même nommer la « Queen » et même la Jackie Robinson des arbitres. Bien qu’à la retraite, elle continue d’être une mentor pour beaucoup. Devenant une vraie inspiration, plus d’une décennie plus tard, Simone Jelks débarque plus d’une année après et devient la première arbitre noire à reprendre le rôle de Palmer. Apprendre d’elle l’a beaucoup aidé :

«Étant elle-même une femme noire, étant une pionnière en tant que première [femme arbitre] afro-américaine de la NBA, elle comprend 100% des défis auxquels je suis confronté», a déclaré Jelks, 35 ans. « Ses conseils sont toujours authentiques. »

Et on terminera par la phrase de la petite dernière, Schroeder : « J’espère qu’un jour, nous arrêterons de compter. Ce sera la norme. » C’est tout le mal qu’on peut leur souhaiter. A l’image de la NBA, on retiendra une chose, sans inspiration, rien est possible et c’est la preuve qu’il est important de continuer à inspirer dans tous les domaines et que tout le monde a besoin d’un role model.

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