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Le TOP 10 des 50 meilleurs joueurs de la saison 2019-20

Source image : Clutchpoints

Nous y sommes ! La NBA est enfin de retour et la planète Basket respire à nouveau. A cette occasion, le top 50 des meilleurs joueurs de la saison touche à son épilogue. La compétition et les exploits des joueurs au sein de la bulle sont à nouveau le centre du monde mais pour l’heure, concentrons nous sur les 10 meilleurs joueurs de cette saison régulière. Tous sont exceptionnels et chacun d’entre eux sort d’un exercice dantesque. A eux de montrer lequel sera le meilleur joueur de la ligue et le vainqueur de cette saison ô combien particulière.

Sachez avant tout que ce Top 50 ne porte uniquement que sur la saison 2019-2020, le but n’est pas de classer les joueurs mais leurs saisons individuelles et collectives respectives. Il s’est élaboré en fonction d’une avalanche de critères : niveau de jeu individuel, bilan collectif, impact sur le terrain, accomplissements, rapport niveau/rôle du joueur, nombre de matchs disputés… Après s’être plongé dans une tonne d’analyse de matchs, de highlights et de chiffres de la saison, voici le top 50 qui en est sorti. Et quand bien même l’idée de ce top est d’être le plus objectif possible, la sensibilité entretenue vis-à-vis de la balle orange n’est évidemment pas la même pour tous, vous verrez ainsi des choix que vous pourrez considérer comme blasphématoires. Le débat est ouvert et on attend votre top de pied ferme !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un gros s/o aux joueurs qui auraient très certainement fait partie de ce top si les blessures les avaient laissé tranquilles : on pense évidemment à Kevin Durant, Stephen Curry, Klay Thompson, Kyrie Irving, Karl-Anthony Towns, John Wall, Jusuf Nurkic… et consorts.

PLACE 10 : DAMIAN LILLARD

Stats : 28,9 points, 4,3 rebonds, 7,8 passes, 1 interception en 37 minutes / 46% au tir, 39% à 3pts et 89% aux lancers (58 matchs)

Le natif d’Oakland n’est certes pas parvenu à qualifier directement son équipe en Playoffs cette année, mais quel récital il a produit. Avec les stats, l’impact et le jeu d’un MVP, Damian Lillard a fait taire le peu de médisants qui doutaient encore de son niveau individuel. Si Portland a peiné à s’habituer aux changements d’effectif survenus l’été dernier, Dame lui n’a pas tardé à prendre ses responsabilités en aétant le leader absolu dont les Blazers avaient besoin.

Visuellement, le tueur d’OKC était fantastique cette saison. Mélangez une insolence hallucinante, une clutchitude rare à un leadership et une confiance hors du commun et vous obtiendrez le Franchise Player des Blazers. Combien de joueurs sont capables de rentrer des shoots aussi difficiles sur un tel volume et une telle régularité, mis à part Steph Curry ? Aussi, combien sont les joueurs véritablement plus dangereux que lui lorsqu’il est en pleine forme ? La liste est courte et sa folle série de 6 matchs à 48,8 points, 7,2 rebonds et 10,1 passes à 55% au tir et 57% à 3pts (le tout pour 5 victoires et 1 défaite) en est la preuve. L’époque où Lillard se prenait la misère par Jrue Holiday est définitivement révolue : désormais, le ROY 2012 doit guider les siens vers une place en Playoffs pour réaliser des exploits collectifs aussi glorieux que les siens.

PLACE 9 : RUSSELL WESTBROOK

Stats : 27,5 points, 8 rebonds, 7 passes, 1,7 interceptions en 36 minutes / 47% au tir, 25% à 3pts et 78% aux lancers (53 matchs)

Et si cette saison marquait celle du renouveau pour Russell Westbrook ? Une fois de plus, Brodie a prouvé à tous ses détracteurs ainsi qu’aux mauvaises langues qui persistent à le dénigrer à quel point il fait partie de l’élite, mais son évolution dans le jeu est bel et bien son plus grand accomplissement de la saison. Qui aurait pensé que Mr. Triple Double deviendrait un joueur terriblement efficace et propre au point de shooter à 55% sur un mois de compétition ? Mais surtout combien d’entre nous avaient imaginé qu’il s’adapterait parfaitement à ses nouvelles couleurs, au système Rockets et à James Harden ?

Depuis Janvier, Russ est tout simplement sur une autre planète. L’ancien roi d’Oklahoma semble véritablement grandi depuis son départ : sa mentalité n’est plus la même et sa prise de maturité est palpable à tous les niveaux. Bien moins rares sont les fois où Russ laisse l’action venir à lui, où il ne force pas la décision, où il a le recul et l’intelligence de se mettre en retrait lorsqu’il le faut. Mais que dire de son évolution dans le jeu ? Le cyborg a enfin mis de côté le 3pts pour laisser parler sa puissance, son explosivité et son talent en pénétration, à la finition et à mi-distance. En 2020, le meneur est à 30,6 points, 8,4 rebonds et 6,3 passes à 52% au shoot et 32% à 3pts (sur 2 tentatives à 3pts par match contre 5 auparavant), avec une pointe à 33,4 points à 55% au shoot en Février. Alors, Westbrook est-il capable d’emmener Houston au sommet après sa transformation ? S’il continue sur sa lancée et que The Beard poursuit lui aussi ses exploits, le projet des nains Rockets pourrait bel et bien fonctionner…

PLACE 8 : JIMMY BUTLER

Stats : 20,2 points, 6,6 rebonds, 6,1 passes, 1,7 interceptions en 34 minutes / 45% au tir, 25% à 3pts et 83% aux lancers (54 matchs)

Décrié l’an dernier pour son attitude « imprévisible », Butler s’était racheté une image à Philadephie avant de plier bagage pour Miami. Bien qu’elle ait été perçue tel un renfort de poids, l’arrivée de Jimmy au Heat ne faisait pas de la franchise floridienne une top équipe pour autant, du moins selon la majorité des observateurs. Et pourtant. Non, Jimmy Butler n’aligne pas de statistiques stratosphériques comme les autres mutants de ce top 10, et non, il ne sera probablement jamais MVP non plus. Il est néanmoins l’un des meilleurs meneurs d’hommes de la ligue et demeure un joueur terriblement complet et complexe à affronter.

Si Miami fait aujourd’hui partie du top 4 de l’Est, Jimmy Butler en est la principale explication. Jamais Erik Spoelstra ne serait parvenu à mettre au point un collectif si huilé et enthousiasmant sans un leader comme l’ancien des Bulls. L’alchimie du groupe est parfaite et chaque joueur de l’effectif – même le 14ème homme qui ne joue que 2 minutes par soir – est prêt à mourir sur le terrain pour ses coéquipiers. Grâce à la confiance et l’expérience de Spoelstra lié au leadership de Butler, le Heat a bénéficié des éclosions de Nunn, Herro ou Robinson mais aussi de la renaissance de Meyers Leonard et de l’ascencion d’Adebayo. Si tous les joueurs de Miami ont ce niveau de confiance et d’intrépidité, c’est notamment car leur Franchise Player n’a peur de rien ni personne : Butler fait part d’une abnégation et d’une hargne sans limite, et le Heat regarde ainsi n’importe quelle équipe dans les yeux.

PLACE 7 : NIKOLA JOKIC

Stats : 20,2 points, 10,2 rebonds, 6,9 passes, 1,2 interceptions en 32 minutes / 53% au tir, 31% à 3pts et 81% aux lancers (65 matchs)

Le fantasque génie serbe nous a encore impressionné cette saison par son talent hors du commun et ses skills venus d’ailleurs. Franchise Player d’une équipe podium de l’Ouest pour la deuxième saison consécutive, Nikola Jokic mérite amplement sa place parmi les meilleurs mastodontes de la ligue. Capable de jouer meneur en distillant des caviars et en prenant des écrans, Jokic est le point d’orgue de l’attaque des Nuggets par qui tous les ballons passent. Jamais Denver n’aurait un jeu si alléchant sans le métronome qu’est le Joker, malgré l’excellent travail de Mike Malone. Extrêmement intelligent, rien n’échappe au pivot sur le parquet : que son coéquipier soit marqué, dans son dos ou sur une trajectoire quasi-impossible à atteindre, Jokic le trouvera grâce à sa formidable qualité de passe. Ajoutez cela à sa capacité à faire des bons choix ainsi qu’à son efficacité au shoot ou à la finition et vous réaliserez le problème qu’est Jokic.

Cependant, que Nikola Jokic soit un fantastique joueur de basket qui ne cesse de nous surprendre sur le terrain, nous le savions déjà. En revanche, nous ne connaissions pas l’immense force de caractère dont il est capable de faire preuve. Décrié pour son début d’exercice en demi-teinte, Niko a gentiment fermé des bouches au fur et à mesure de la saison en montant en puissance et en faisant part de sa classe match après match. De la même manière, Denver fut sous-estimé par les observateurs durant l’intersaison mais c’était sans compter sur le leadership, l’impact et la clutchitude de Jokic, qui a guidé les siens jusqu’au top 3 de l’Ouest. Le Joker sera-t-il capable d’emmener les Nuggets plus loin que l’an dernier ? Esperons que son énorme perte de poids pendant le confinement l’aide en ce sens.

PLACE 6 : LUKA DONCIC 

Stats : 28,3 points, 9,3 rebonds, 8,7 passes, 1,1 interceptions en 33 minutes / 46% au tir, 32% à 3pts et 75% aux lancers (54 matchs)

Le prodige slovène réalise une saison all-time, un chef-d’oeuvre qui confirme qu’il est « The Next Big Thing » de la NBA à seulement 20 ans. Luka nous a bien fait comprendre qu’il ne s’agit en rien d’un petit nuage sur lequel il flotte ou d’une période où tout lui sourit. Naturellement, le gamin enchaîne les masterclass, rafle tous les records et écrase n’importe quel obstacle sur son passage. A-t-on déjà vu un joueur si jeune dominer autant ? MVP pour certains, comparé à LeBron, Magic ou Bird, Dončić éclabousse tous les soirs la planète basket de son talent, et ses prouesses à couper le souffle déclenchent la passion de chaque amoureux de balle orange.

Au sein d’une conférence Ouest plus qu’acharnée, nous étions peu à voir les Mavs tirer leur épingle du jeu pour se qualifier en Playoffs. Quelques récitals plus tard, Dallas est désormais une place forte de la conférence Ouest et les hommes de Rick Carlisle regardent n’importe quelle franchise dans les yeux grâce au génie de Luka. Tout en maitrîse, la nouvelle sensation de la ligue domine au scoring chaque soir, contrôle le tempo des rencontres du début à la fin, distille des passes fulgurantes et impressionne sans cesse. Mais Dončić dégage en plus de cela une impression de facilité déconcertante, un sentiment de contrôle et de lucidité ahurissante. Lorsque Luka décide, rien ne l’empêche de mener à bien son action, tant la vision, le talent et le cerveau du bonhomme sont stupéfiants. Rares sont ceux montrant une telle maîtrise sur le jeu, de la 1ère à la 48ème minute d’un match. Alors, où s’arrêtera-t-il ? Le petit prodige est-il capable de maintenir ce rythme de forcené et de tenir tête aux plus grands joueurs de la ligue en Playoffs ? Rien n’est plus probable, tant Luka banalise l’exceptionnel et tant sa précocité dépasse l’entendement.

PLACE 5 : KAWHI LEONARD

Stats : 26,9 points, 7,3 rebonds, 5 passes, 1,8 interceptions en 32 minutes / 47% au tir, 37% à 3pts et 89% aux lancers (51 matchs)

Au sortir d’une campagne de Playoffs légendaire, Kawhi a poursuivi sur sa lancée en livrant une saison de haute volée sous ses nouvelles couleurs. 2èmes à l’Ouest, The Klaw a insufflé à LAC la culture de la gagne qui l’habite ainsi que l’état d’esprit d’un prétrendant au titre. Si les Clippers ont parfois déçu en donnant l’impression de choisir leurs matchs et en accusant d’un criant manque d’alchimie au sein du collectif, il est désormais clair qu’ils sont un contender plus que sérieux et les éliminer ne sera pas aisé. Et ce principalement car le leader est l’un des trois meilleurs joueurs du monde.

Incontestablement, Leonard est une référence, un modèle de détermination et d’effort pour n’importe quel joueur de la ligue. Rares sont ceux possédant une telle assurance, une telle concentration sur le jeu lié à un caractère glacial ne visant que la victoire. Lorsqu’on regarde Kawhi sur un parquet, rien n’émane de lui à part son côté impassible et imperturbable. Doté d’un sang-froid inébranlable il rappelle les plus grands par son état d’esprit de tueur. Devenu complètement létal à mi-distance, sa régularité dans ses efforts et sa puissance physique lui permettent d’être une véritable machine offensive et défensive. Personne ne semble capable à l’heure actuelle d’empêcher le Fun Guy de dominer des deux côtés du terrain. D’une manière ou d’une autre, que cela soit à l’usure ou par le talent, il trouvera le moyen d’éteindre la superstar adverse au moment opportun et de tuer le match en attaque ensuite. Débarqué chez les Clippers pour s’opposer à LeBron et ses Lakers, la lutte que se livreront les deux équipes de Los Angeles dans la quête vers le titre s’annonce acharnée. S’il a parfois agacé avec son load-management, on sait que Kawhi sera présent pour montrer qui est le nouveau patron de la ligue. Et si The Klaw réussit à obtenir une troisième bague dans une troisième franchise avec un troisième MVP des finales, qu’en sera-t-il de sa place dans l’histoire ? Nul doute que Leonard compte bien faire de ces « si » une affirmation pour développer sa legacy.

 PLACE 4 : ANTHONY DAVIS

Stats : 26,7 points, 9,4 rebonds, 3,1 passes, 1,5 interceptions et 2,4 contres en 34 minutes / 51% au tir, 33% à 3pts et 84% aux lancers (55 matchs)

Le néo Laker a marqué cette saison de son empreinte et sa nouvelle franchise de son incroyable talent en une saison seulement. Favori au titre de Défenseur de l’année (surtout si le MVP est donné à Giannis), les prouesses offensives et défensives d’Anthony Davis sont à couper le souffle. Oui, LeBron est le métronome et le leader de l’équipe, mais a-t-il déjà évolué avec un meilleur coéquipier qu’AD ? Attention, respectons Kyrie Irving et surtout Dwyane Wade, avec qui le King a de nombreux accomplissements à son actif, mais Davis a montré en un exercice qu’il pouvait être le bras droit idéal de Bronbron. Meilleur scoreur, rebondeur, intercepteur et contreur de la franchise cette saison, l’intérieur aligne également le meilleur pourcentage au tir des Angelinos et son impact sur la réussite des Lakers est retentissant. Jamais les Lakers n’auraient été si forts sans l’un des cinq meilleurs joueurs de la ligue aux côtés de LeBron.

Car c’est de cela dont on parle : LeBron James et Anthony Davis, deux des cinq meilleurs joueurs de la planète, deux des forces les plus dominantes que la NBA ait eu l’occasion de voir ces dernières années. Le génie de LeBron n’est plus à présenter, mais Davis devait encore rassurer quant à certaines interrogations : allait-il s’accomoder au King ? Parviendrait-il à rester aussi fort aux Lakers, au sein d’une équipe bâtie pour le titre ? La réponse fut cinglante. Le plus célèbre monosourcil du monde a prouvé qu’il est de la trempe des grands et qu’évoluer parmi les meilleurs était fait pour lui. Malgré la suspension et les conditions particulières, AD reste un véritable problème pour n’importe quelle équipe : à l’aide de sa verticalité, sa présence aérienne et ses excellentes qualités au shoot (à mi-distance comme de loin) ainsi que sa capacité à porter l’équipe lorsqu’elle en a besoin et montrer l’exemple en défense, il représente un immense casse-tête pour les franchises adverses. On vous laisse imaginer le carnage aux côtés du King en Playoffs… Néanmoins, l’ancien Pelican doit toujours remplir la véritable mission pour laquelle il est venu à LA, à savoir rapporter un 18ème trophée aux Angelinos.

LE PODIUM

3ème : JAMES HARDEN

Stats : 34,4 points, 6,4 rebonds, 7,4 passes, 1,7 interceptions en 37 minutes / 43% au tir, 35% à 3pts et 86% aux lancers (61 matchs)

Le meilleur scoreur de la ligue ouvre logiquement le top 3 du classement cette saison. Longtemps à la lutte pour le titre de MVP, les galères de Houston au classement (6ème de l’Ouest) ainsi que sa « chute » statistique depuis 2020 (de 37,9 points en 2019 à 29,5 points en 2020) ont malheureusement écarté le barbu de la course. James Harden est l’un des joueurs les plus clivants de la ligue : oui, il est capable d’être gonflant, voire insupportable. Oui, il a parfois « choké » ou du moins manqué de prendre ses responsabilités. Oui encore, l’histoire nous a montré qu’en pratiquant un tel jeu de soliste, rares sont ceux ayant atteint les sommets. Mais n’oublions pas à quel point The Beard est un véritable artiste de la balle orange.

De nos jours, les analyses tendent plutôt à identifier les défauts apparents aux prouesses dévastatrices que les joueurs effectuent, tant nous banalisons l’exceptionnel. Et s’il existe un joueur cristallisant ce phénomène, c’est bien James Harden. The Beard propose à l’heure actuelle un basket dépassant l’entendement : au sommet de son art, les records de scoring tombent un à un à ses pieds. Pourtant, jamais l’arrière n’a été autant décrié pour son jeu qu’aujourd’hui. « Isolations à outrance, trop répétitif, peu élégant, pourcentages désastreux, aidé par les arbitres« … La déflagration de critiques qu’El Barbudo subit est probablement aussi impressionnante que les orgies offensives qu’il distille. Mais qui aurait cru avec certitude qu’un joueur frôlerait dans le futur les lignes statistiques de Wilt Chamberlain ? Car oui, Messieurs Dames, c’est bien à l’époque de Wilt qu’il faut remonter pour obtenir de telles performances. Dans son style à lui, Harden est en train de marquer au fer rouge son passage dans la ligue. Il entre dans le panthéon des attaquants, au sein de cercles fermés que composent les plus grands, comme Wilt, Jordan ou Kobe. Depuis maintenant deux ans, il est dans une « sphère » où rien ne peut l’atteindre. James sait qu’il est plus fort que n’importe quel défenseur qu’on lui opposera. Ou il drive et son toucher lui permet de finir en lay-up ou avec un floater, ou sa vision du jeu lui permettra de faire la bonne passe, ou bien son step-back dévastateur fera des merveilles. Quoi que ses détracteurs en disent, Harden dégage une force individuelle monstrueuse, une impression d’efficacité unique lié à une confiance en lui surdimensionnée. Mais The Beard le sait : il aura beau se rapprocher de Kobe ou Jordan dans les chiffres, il est encore à des millénaires de ces noms, car c’est en Playoffs qu’on l’attend. D’ici là, Harden est un monstre de régulière, et il mérite amplement sa place dans le top 3.

2ème : LEBRON JAMES

Stats : 25,7 points, 7,9 rebonds, 10,6 passes, 1,2 interceptions en 35 minutes / 50% au tir, 35% à 3pts et 70% aux lancers (60 matchs)

A 35 ans, LeBron James est toujours d’un niveau stratosphérique et il n’en finit plus d’impressionner le monde de sa longévité et de son génie. Cette saison, le King a rendu l’ensemble de ses coéquipiers meilleurs en les servant plus qu’il ne l’avait jamais fait dans sa carrière. Meilleur passeur de la ligue, leader de la conférence Ouest, la copie rendue par LeBron est parfaite. Après une saison en demi-teinte où l’enfant de l’Ohio s’était fait remarquer par des actions ridicules et une non qualification en Playoffs, le retour du patron ne s’est pas fait attendre et ses déclarations n’étaient pas du vent. Une fois de plus, The Chosen One a fait taire tous ses détracteurs en dominant comme à son habitude mais en affichant également une implication nettement supérieure à celle de l’an passé. Récemment encore, sa défense en fin de match face à Paul George & Kawhi Leonard a montré qu’il n’était là que pour gagner. Sa capacité à mettre en avant Anthony Davis et à le servir dans n’importe quel circonstance prouve l’intelligence et le QI Basket hors-norme du King.

Lorsqu’on évoque LeBron, on pense en premier lieu à la grandeur du joueur, à sa quête du GOAT, ses titres remportés ou sa liste toute aussi hallucinante qu’interminable de records et d’accomplissements. Certains haters sortiront ses échecs et ses défaites en finale, mais quand bien même le King n’est pas porté dans le coeur d’un fan, il est unaninement reconnu comme un champion ultime du Sport. N’importe quel amateur de balle orange vous le dira : LeBron fait d’ores et déjà parti des plus grands de l’histoire. Mais alors que lui manque-t-il pour rejoindre Michael Jordan et lui décrocher la couronne ? Si le débat est bien évidemment subjectif et qu’MJ sera éternellement le GOAT pour certains, un nouveau sacre et un nouvel MVP des Finales avec les Angelinos pourrait bel et bien faire passer Bron dans une autre dimension. Reste à voir s’il sera capable à 35 ans d’écraser l’énorme concurrence qui s’oppose à lui, mais s’il existe un homme dont il ne faut pas douter, c’est bien LeBron James.

1er : GIANNIS ANTETOKOUNMPO

Stats : 29,6 points, 13,7 rebonds, 5,8 passes, 1 interception et 1 contre en 31 minutes / 55% au tir, 31% à 3pts et 63% aux lancers (57 matchs)

Lorsque Giannis déclarait en fin de saison dernière qu’il n’était qu’à 60% de son potentiel, le Grec ne mentait pas. MVP et leader de la meilleure équipe de la ligue la saison passée, personne n’imaginait les Bucks et leur extraterrestre capables de passer un cap supplémentaire. Et pourtant, avec 53 victoires au compteur, Milwaulkee était en course pour réaliser un meilleur parcours que l’an dernier et leur rouleau compresseur est encore plus impressionnant qu’auparavant. Rares sont les matchs où Giannis ne sort pas en fin de 3ème ou début du 4ème quart tant l’avance qu’ont les Bucks sur leurs adversaires est indécente. Très probable back-to-back MVP, Antetokounmpo a surclassé n’importe qui cette saison et il est logiquement numéro 1 du classement de saison régulière. Sa domination sur la ligue est tout bonnement phénoménale mais le Grec le dit lui même : rien n’est accompli tant que le but suprême n’est pas atteint, à savoir remporter son premier titre de champion.

Et pour ce faire, Giannis a encore quelques points de son jeu à approfondir. Oui, il est une force de la nature absolument hors-norme et probablement l’un des plus grands Freaks de tous les temps. Mais on le dit depuis des années, lorsqu’Antetokounmpo aura développé un shoot à minimat consistant et une bonne mécanique aux lancers-francs, la ligue se mettra à trembler. Milwaulkee n’en sera que plus fort avec une multitude de cordes supplémentaires à leur arc. La clé de l’exploitation du potentiel total de Giannis réside donc dans la fiabilité de son shoot, et le Grec le sait et y travaille, montrant une pointe à 30,7% derrière l’arc cette saison (contre 25,6% l’an passé). Il a d’ailleurs surpris son monde lors de plusieurs matchs notamment face aux Lakers avec cinq 3pts rentrés. S’il continuait à s’améliorer dans ce secteur, cela lui permettrait de faire face aux défenses acérées des Playoffs qui lui fermeront sans cesse la raquette. Et bien que les Raptors lui aient probablement permis de se préparer à ce phénomène, le Greak Freak doit se préparer à affronter tous les défis. Il aura beau être injouable et impossible à défendre, il devra encore se surpasser s’il veut toucher les sommets. Dès lors, Antetokounmpo sera alors sur une autre planète et il représentera le nouveau visage de la ligue.

50 à 46  Devonte’ Graham, Hassan Whiteside, Lamarcus Aldridge, Danilo Gallinari, Marcus Smart

45 à 41  D’Angelo Russell,  De’Aaron Fox,  Jamal Murray, Fred VanVleet, Andre Drummond

40 à 36  Malcolm Brogdon, Shai-Gilgeous Alexander, Montrezl Harrell, Lou Williams, Dennis Schröder

35 à 31  Spencer Dinwiddie, C.J McCollum, Bojan Bogdanovic, Jaylen Brown, Zach Lavine

30 à 26  Kristaps Porzingis, Demar DeRozan, Rudy Gobert, Ja Morant, Paul George

25 à 21  Domantas Sabonis, Ben Simmons, Brandon Ingram, Trae Young, Bam Adebayo

20 à 16  Kemba Walker, Kyle Lowry, Devin Booker, Donovan Mitchell, Chris Paul

15 à 11  Joël Embiid, Pascal Siakam, Jayson Tatum, Khris Middleton, Bradley Beal

10 à 1   Damian Lillard, Russell Westbrook, Jimmy Butler, Nikola Jokic, Luka Doncic, Kawhi Leonard, Anthony Davis, James Harden, LeBron James, Giannis Antetokounmpo

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