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La crise en NBA pointe le bout de son nez : TDD sacrifiés, transferts forcés et Free-Agency touchée

Source photo : Clutchpoints

Le Covid-19 a entraîné de nombreux problèmes d’argent et les propriétaires des franchises NBA n’ont pas été épargnés.  Tous ont été touchés à plus ou moindre échelle, et la crise sanitaire pourrait entraîner des problèmes dans le paiement des prochains salaires des joueurs.

La NBA, comme toutes les compétitions sportives, a été suspendue à cause du coronavirus. Et la reprise de la saison dans la bulle ne bouchera pas le principal trou financier auquel doivent faire face les franchises : ils ne peuvent pas vendre de tickets. Adam Silver avait déclaré que 40% des revenus de la ligue provenaient de la vente de tickets et de l’affichage publicitaire dans les salles. Chaque franchise doit donc, à son échelle, faire face à ce manque. Certaines touchent en effet bien plus d’argent que d’autres grâce aux home games. On pense notamment à Golden State, qui peut empocher jusqu’à 5 millions de dollars sur un seul match à la maison, alors que la moyenne est à moins d’un million. Joe Lacob a par ailleurs annoncé aux autres actionnaires de Golden State qu’il avait demandé 250 millions à Goldam Sachs pour combler les pertes.

Une entrée d’argent pourrait permettre à la franchise de payer les salaires de la prochaine saison. L’équipe compte en effet quatre joueurs à plus de 22 millions de dollar par an. Curry, Thompson, Green et Wiggins :

« Les Warriors ont la capacité de pouvoir soulever de l’argent, ce que beaucoup d’équipes ne peuvent pas faire, a déclaré un président de franchise à ESPN. C’est bien pour eux, si notre équipe était dans la même situation, nous devrions sûrement trade des joueurs pour s’en sortir. »

Certaines équipes n’auront certes pas la chance des Warriors et ne pourront pas soulever autant de fonds. Pour ces franchises, le choix sera simple : réduire les salaires, ou vendre des tours de draft :

« Je ne sais pas ce qu’il va se passer, mais je peux perdre jusqu’à 50 millions de dollars la saison prochaine, a confié à ESPN un propriétaire de franchise. Si ça arrive, j’aurais trois options : je pourrais emprunter l’argent, je pourrais vendre une partie de l’équipe ou je pourrais faire un appel de fond et mes partenaires et moi nous devrions signer des chèques. »

Cependant, de nombreuses franchises font face à beaucoup plus de difficultés, notamment celles dont les propriétaires ont perdu de l’argent à cause de la crise sanitaire. On compte parmi eux Tilman Fertitta, le propriétaire des Rockets, qui a acquis la franchise en 2017. Il a fait un prêt de 300 millions de dollars pour soutenir sa centaine de restaurants, hôtels et casinos. Et son chèque de 2.2 milliards pour obtenir la franchise de Houston, fait de lui l’un des propriétaires les plus endettés au moment de cette crise. Cependant, pour Fertitta, il est hors de question de vendre une partie de l’équipe, comme il l’a répété à de nombreuses reprises en interview.

Les propriétaires de franchise ont le droit d’emprunter jusqu’à 350 millions. Même si certaines équipes valent plus d’un million, cette règle permet aux franchises de ne pas se sur-endetter. La majorité des équipes a déjà touché à cette aide, selon ESPN. Mais la crise sanitaire a changé la donne et mis plusieurs propriétaires en difficulté. Herb Simons, le propriétaire des Pacers a vu la valeur de sa compagnie Simon Properties Group baisser de plus de 25 milliards de valeur depuis janvier. Micky Arison, le propriétaire du Heat a lui perdu 2.5 milliards depuis mars après que sa compagnie ait fermé. Le Heat a les deuxièmes plus chers salaires de la ligue et verra aussi Dragic, Crowder et Leonard être des free agents. Ces deux équipes auront du mal à faire face l’année prochaine. En effet, Indiana devra payer les plus hauts salaires jamais vu dans la franchise l’année prochaine et Miami aura du mal à refaire signer ses role-players s’ils veulent garder de l’argent pour tenter de faire venir Giannis Antetokounmpo.

D’autres franchises rencontreront beaucoup moins de problèmes. On pense notamment aux Clippers dont le propriétaire, Steve Ballmer, possède plus d’actions Microsoft que Bill Gates. Sa valeur nette aurait même atteint plus de 70 milliards de dollars, dont 10 milliards obtenus cette année. Pour leurs homologues de LA, ce sera toutefois différent. Les Lakers ont d’ailleurs fait appel au gouvernement pour obtenir un prêt dans le cadre du Programme de protection des salaires mis en place au commencement de la crise du Covid. Toutefois, la franchise a rendu les 4,6 millions de dollars empruntés. Leur chaîne de télévision leur rapportant environ 200 millions par an, les Lakers n’auront cependant pas de mal à re-signer Anthony Davis la saison prochaine. Les chiffres de la télévision nationale sont aussi rassurants pour l’équipe californienne. Si la franchise ne vend pas un seul billet la saison prochaine, elle pourrait toutefois rapporter plus de 300 millions de dollars Grâce à la télévision nationale.

La situation est difficile à gérer pour tout le monde, un GM a même déclaré à ESPN que « personne ne veut prendre d’engagement à long terme pour l’instant ».

Les propriétaires ont tous plus ou moins été touchés par la crise du Covid et même s’ils cherchent des solutions, un accord devra sûrement être passé avec les joueurs pour une réduction de leurs salaires, pour combler les pertes des franchises. Il est encore trop tôt pour prévoir ce qu’il se passera en octobre, toutefois, il est clair que des décisions difficiles devront être prendre et que certains joueurs devront faire des sacrifices.

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