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Test NBA 2K23 : Un hommage réussi à Michael Jordan….et un grand jeu de basket ?!

NBA 2K23 – si la saison NBA ne reprend qu’en mi-octobre, NBA 2K arrive toujours dans les bacs début septembre, sur consoles d’ancienne et nouvelle génération, comme sur PC et Nintendo Switch. Ce test a été réalisé sur PS5-XBOX Series X.

Visuellement, la série des NBA2K a souvent convaincu, avec des graphismes et des animations en avance sur les autres simulations sportives. Malgré tout, les animations commençaient à devenir répétitives et certains joueurs faisaient face à une modélisation moins poussée. Edition de légende oblige, ces défauts sont désormais corrigés. Les visages sont bluffants de réalisme, Larry Bird ne ressemble plus à un simple agriculteur de l’Indiana mais bien au 2ème meilleur ailier de l’histoire qu’il est (n’en déplaise à la fanbase de Mr Kevin Durant). Les animations des joueurs ont bénéficié d’un sacré coup de neuf, notamment dans le jeu en pénétration sur lequel semble s’être penchée la franchise. Vu le monstre slasher présent sur la jaquette de l’édition Légendaire, le virage n’est pas surprenant mais défendre les gros finisseurs au cercle est devenu un poil trop compliqué, donnant un semi côté arcade à l’attaque. Souvent décriée par le passé, la jauge des jumpshots a été totalement revue et améliorée, avec 20 styles de jauge différents et des animations totalement personnalisées à chaque joueur de la ligue. Si les tirs au timing « un peu tôt » et « un peu tard » auront tendance à beaucoup plus échouer qu’avant, il est beaucoup plus intuitif désormais de réussir LE timing parfait, ce qui fera peut-être grincer des dents les néophytes mais ravira les fans de simulation de basket. Histoire de moins favoriser les contre-attaques abusives, la jauge verte de timing parfait apparaît désormais un peu plus tard, ce qui oblige les joueurs à attendre et sécuriser le rebond. Agréable quand on voyait les abus lors des matchs en ligne. Aussi, l’arrivée de la jauge d’adrénaline empêche les joueurs d’enchaîner de trop nombreux dribbles rapides sans perdre en explosivité et les force donc à varier leurs attaques et partager la gonfle. Enfin, au niveau sonore, l’apparition des speakers attitrés à chaque salle NBA apporte un véritable plus en terme d’immersion pour ceux qui ont l’habitude de suivre les matchs à la télé. Un quasi sans-faute sur l’aspect des graphismes et du gameplay, mais qu’en est-il des modes de jeu ?

MyTeam

Pour ce qui est du mode MyTeam, très apprécié de la communauté, les refontes sont légères mais appréciables. Il s’agira toujours de créer son équipe de rêve à partir de cartes de joueurs (actuels comme anciens) de raretés différentes, comme on peut le voir dans les modes Ultimate Team chez Fifa ou Madden. Les classiques modes Limité, Illimité, Draft, Domination et Triple Menace sont toujours de la partie, avec pour nouveauté d’être pour ce dernier jouable avec deux autres amis en ligne, chacun occupant donc un poste bien défini. Un ajout bienvenu donc, comme la possibilité en solo de choisir un joueur et ne contrôler que celui-ci. Pratique lorsqu’on souhaite valider un défi en particulier. Autre bonne nouvelle : la suppression des cartes contrats. Hormis les cartes FREE AGENT, les joueurs vous appartiennent et n’ont plus besoin d’être rechargés. Appréciable quand on sait à quel point il est déjà difficile de se construire une équipe de HOF sans hypothéquer son appartement.

Jordan Challenges

Passons maintenant à LA grande nouveauté de cette édition 2K23, le mode Jordan Challenges, qui permet de rejouer 15 des plus grands exploits de la carrière du GOAT Michael Jordan. Le ton est donné dès le menu avec la musique qui rappellera de grands souvenirs aux fans des Bulls et de sombres cauchemars aux fans des autres franchises dans les 90’s : le fameux Sirius de Alan Parsons Project, thème mythique de Chicago. Un bon point sonore qui s’accompagne d’un autre avec les commentateurs de l’époque (Mike Fratello) qui sont là pour nous faire vivre au mieux l’action et nous plonger en plein dans les années 80-90 au fur et à mesure des défis.  Sur le plan visuel le travail est tout aussi excellent, à grands coups de filtres vieillissants évolutifs selon l’époque jouée, avec des affichages télévisuels parfaitement authentiques pour une immersion parfaite. De la finale NCAA face à Georgetown avec son université de North Carolina, aux 63 points inscrits face aux Celtics ou encore le fameux Flu Game face au Jazz en 1997, il n’a jamais été autant possible de se sentir Michael Jordan l’espace d’un instant. Petit point bonus pour la présence de Jay Clay, speaker légendaire des Chicago Bulls, qui régale de son fameux « From North Carolina, at guard, 6.6, Michael Jordan » à chaque introduction du joueur. Et comme si cela ne suffisait pas, plusieurs guests ont accepté de délivrer quelques vidéos d’avant-match sous guise de mini-interviews : anciens coachs, adversaires, consultants, nous ne vous spoilerons pas le casting mais il n’y a que du très beau monde. Côté gameplay les différences sont également très marquées, avec une évolution visible du basket-ball à travers les défis. Sans ligne à 3 points au début avec un jeu accès sur le poste bas et les pénétrations, le jeu se veut de plus en plus rapide selon notre avancée dans la carrière de Michael Jordan, un détail qui plaira aux geeks de la balle orange. Disparus après leur apparition initiale dans 2k11, ces Challenges font donc un retour sans fausses notes, en espérant en retrouver avec de nouvelles légendes dans les futurs opus.

My Career

Qu’en est-il du mode préféré de la plupart des joueurs pour cette édition? Comme d’habitude les joueurs du monde entier se croiseront dans « The City« , énorme HUB rassemblant les appartements personnels, les boutiques (vêtements, bijoux, accessoires etc), les gymnases d’entrainement permettant de farmer les insignes ainsi que le stade de la franchise du joueur. Petit changement cette année : les joueurs choisiront directement dans quelle franchise ils joueront après une finale de Summer League qui plante la rivalité avec Shep Owen, autre rookie drafté un pick plus tard et qui servira de point de départ à notre carrière. La ville ressemble énormément à celle de l’an passé en légèrement plus compacte, un bon point pour éviter de se perdre, mais ça n’évitera pas pour autant les très (trop) nombreux allers-retours à effectuer à travers celle-ci pour compléter les quêtes de mode, musique, businessman, des quêtes pas toujours passionnantes mais que les éditeurs ont eu le bon goût de nous permettre d’en passer les dialogues. Comme d’habitude les VC feront grincer des dents, à juste titre d’ailleurs : pour passer notre joueur du niveau 60 au niveau 85 il faudra dépenser une petite montagne d’argent réel (environ 50 euros), un montant totalement abusif pour un jeu qui n’est pas free-to-play d’autant que chaque cosmétique (tatouages, maillots, shorts, hoodies, casquettes etc) coûte en 2500 et 10000 VC la plupart du temps.

De quoi gâcher le plaisir de jeu ? Pas totalement non. Le système de créations de personnages est encore plus complet cette année, avec des archétypes qui offrent un peu moins de liberté et plus de « réalisme » selon les positions. De quoi changer un peu la méta, d’autant que le nouveau système de jauge de tir sur les jumpshots fonctionne idéalement. En plus du Park, les joueurs pourront désormais squatter le « Théatre », nouveau terrain où les règles changeront régulièrement à travers 6 modes de jeux : horloge des 12 secondes, ligne à 4 points etc. Avant chaque rencontre en carrière, il faudra désormais se rendre à notre stade, avec des cinématiques régulières mettant en scène notre coach, nos coéquipiers, ou des journalistes. Après chaque match il faudra aussi se plier au jeu des interviews, dans le vestiaire ou dans la salle de presse, et choisir nos réponses qui influeront sur le caractère de notre joueur. Une bonne idée qui favorise encore un peu plus l’immersion dans la vie d’un joueur NBA. Qui dit mode MyCareer dit aussi guests, et cette année encore les gars de chez 2KSports sont allés chercher du côté du hip-hop avec J.Cole, rappeur Américain qui a toujours navigué dans la sphère basket et qui joue désormais au Rwanda au sein de la ligue Africaine de basket-ball.

MY NBA

Comme évoqué plus haut, NBA 2K23 est une véritable lettre d’amour à l’histoire de la grande ligue et ce n’est pas le mode My NBA qui va diminuer cette sensation. Comme d’habitude les joueurs pourront choisir de disputer une ou plusieurs saisons entières ou simplement une série de playoffs. Les équipes actuelles comme anciennes sont disponibles, mais cette fois-ci il faudra choisir sa décennie parmi 4 proposées : l’ère Magic vs Bird qui nous fait commencer au début de la carrière des deux plus grands rivaux de l’histoire de ce sport. L’ère Jordan nous plongera évidemment dans les 90’s pendant la dictature des Chicago Bulls, juste avant l’ère Kobe qui a marqué les années 2000 accompagné du Shaq. Enfin, l’ère moderne est jouable, dominée par les Golden State Warriors de Stephen Curry. Les fans de LeBron James seront peut-être déçus de voir que le King n’est pas cité, lui qui est rentré dans le débat autour du GOAT, mais quand on voit le travail effectué autour des différentes décennies il y aura de quoi retrouver le sourire. Modélisations des stades, effectifs et logos remaniés, visuels vintage, incrustations télévisuelles adaptées aux époques, commentateurs et parquets, TOUT est mis en oeuvre pour que le voyage temporel fonctionne, tout comme les règles qui ont évolué à travers les décennies et qui sont mises en avant lors du début de partie. Bref, il n’a jamais été aussi agréable de jouer avec une équipe historique, et on en vient à regretter que les autres jeux de sport n’imitent pas cette excellente idée.

En résumé NBA 2K23 est une grande réussite et sans aucun doute l’opus le plus réussi de la next-gen. Les fans de basket en auront pour leur argent, avec des modes variés et tous réussis, célébrant plus que jamais l’histoire de la NBA et surtout son GOAT(oui) à travers un gameplay dynamique, plus réaliste que jamais avec un parti-pris pour l’attaque. Il n’y a vraiment que le problème des VC omniprésents et onéreux qui viennent légèrement descendre la note, tant 2K Sports a peaufiné chaque détail sur et en dehors du parquet.

Note : 18/20

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