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Yves Pons se confie pour The Daily Dunk : « J’ai de bonnes chances d’être drafté »

Source photo : @yves_airpons

Ils sont cinq français à se présenter à la prochaine Draft. Et un profil attire particulièrement le regard, celui d’Yves Pons. Poste 3/4 bondissant, le français s’est livré pour une interview made in TDD.

La conversation Zoom est lancée, Yves est arrivé. Sweat orange aux couleurs de sa fac, l’ailier est détendu, confiant. Il sait ce qu’il vaut et a hâte que le grand public du basket le découvre. Yves est un phénomène. Il a intégré l’INSEP avec un an d’avance et a joué en N1 alors qu’il n’était même pas majeur. Puis, en 2017,  il  décide de faire le grand saut. Il traverse l’Atlantique, refuse les prestigieuses universités de Texas Tech et Florida State pour s’installer dans le Tennessee, chez les Volunteers. Il s’est déclaré candidat à la draft il y a quelques jours et accepte de nous raconter tout ça. Pour notre plus grand plaisir.

Salut Yves, comment tu vas ? Tu es où actuellement ?

Ça va super merci, je suis confiné aux Etats-Unis, dans le Tennessee, près de ma fac.

Tu joues donc dans le Tennessee, pour les Volunteers. Comment ça s’est passé pour toi cette saison ?

C’était ma troisième saison et c’était une très bonne saison. Les deux années précédentes, j’avais pas beaucoup de temps de jeu, on me sortait de la rotation dans les matchs importants. Mais cette année, plusieurs joueurs sont partis en NBA, une place au poste 4 s’est libéré. Le coach m’a donc fait passer d’ailier à ailier-fort, ce qui m’a libéré. J’ai eu beaucoup plus de ballons, des systèmes pour que je puisse jouer au poste et j’ai été élu Defensive Player of the Year de ma conférence.

Qu’est-ce que ça fait de se déclarer éligible à la Draft ?

C’est super excitant. Alors forcément, c’est stressant aussi. Mais on se dit qu’on se rapproche de ses objectifs. On travaille et on joue pour ça, pour ces moments là. C’est franchement kiffant.

Et on imagine que ça doit être encore plus stressant avec la situation actuelle ?

On sait pas trop comment ça va se passer pour être honnête. On a eu quelques infos, on sait par exemple qu’on aura pas la possibilité de faire des workouts. C’est frustrant parce que c’est ce qui peut permettre de grappiller quelques places. Montrer en opposition directe ce que je peux apporter aurait pu surprendre plus d’un scout. En tout cas, je perds pas espoir et je reste confiant. Je pense avoir de bonnes chances d’être drafté.

Yves Pons, la rage de vaincre.
Source photo : @yves_airpons

Tu n’as pas pris d’agent, pour pouvoir revenir dans le Tennessee l’année prochaine si tu n’es pas drafté…

(coupe) Alors si, j’ai un agent. Une règle est passée l’année dernière dans le règlement de la NCAA. Très peu de gens sont au courant mais on peut avoir un agent et retourner à la fac malgré tout. Il y a une liste d’agences certifiées par la NCAA et j’ai choisi en conséquence de ça. Donc j’ai bien un agent mais je peux retourner en NCCA l’année prochaine.

NBAdraft te classe 40 ème de sa mock draft. Pourquoi une franchise va te choisir ?

Je suis un athlète. Mon objectif c’est d’apporter à une équipe en défendant le meilleur joueur adverse. Aujourd’hui, la plupart des joueurs ne pensent qu’à l’attaque, moi je suis clairement focus sur la défense. Je peux défendre les cinq positions et je suis très fier de défendre. Ça ne me dérange pas de faire le sale boulot, toutes les équipes ont besoin de joueurs comme ça.

Et quelles sont les facettes de ton jeu que tu pourrais améliorer ?

Mon dribble. C’est vraiment la priorité, je sais que je dois améliorer mon handle. Je suis gaucher et évidemment, je dois beaucoup travailler ma main droite. Offensivement, je dois être meilleur pour finir les actions près du cercle, avoir ce toucher qui me manque parfois. Il y a aussi le shoot, même si je me suis amélioré cette saison (34,9% à trois points cette saison avec 3 tirs par match, ndlr) qui va venir avec le temps.

Tu ressembles à qui en NBA ?

Kawhi Leonard… toutes proportions gardées (rires). C’est mon idole, il a passé deux ans à la fac San Diego, à être un joueur de défense. C’est avec le travail et son envie qu’il est vraiment devenu élite aujourd’hui. C’est l’objectif ultime auquel je m’identifie.

Tu as une franchise de coeur pour le soir de la draft ?

Les Clippers… pour Kawhi. S’il était encore à Toronto ce serait Toronto (rires). Plus sérieusement, c’est une équipe qui me correspond bien. Elle gagne, il y a des joueurs comme Paul George, Pat Beverley qui pourraient beaucoup m’apporter. Ce serait super intéressant.

C’est en tout cas tout le mal qu’on souhaite à Yves Pons. On espère sincèrement que son nom sera appelé par Adam Silver, même si cela doit se faire en visio. En attendant, on vous laisse profiter de la vidéo de Courtcuts pour découvrir qui est Yves Pons, le futur… Kawhi Leonard ?

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