
Depuis une semaine, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) publie tous les jours une liste de « grands de ce monde » qui ont recours à des procédés d’évasion fiscale. Vous ne vous êtes pas trompés , vous ne lisez pas un magazine économique mais bien de l’actu basket. En effet, ce dimanche deux propriétaires de franchises NBA ont été mis en cause dans ces révélations : il s’agit de Micky Arison du Heat, et Steve de Pagliuca des Celtics.
On le sait nos superbes franchises prennent de plus en plus de valeurs et seuls des grosses fortunes peuvent les acquérir. C’est la raison pour laquelle les 30 actionnaires majoritaires de la ligue sont tous des milliardaires. Les « Paradise Papers » ont mis un coup de pied dans cette fourmilière de dollars en dénonçant les méthodes douteuses de Arison et Pagliuca.
Micky Arison, le proprio mythique du Heat, dont la fortune est évaluée à 9.4 milliards de dollars , aurait enregistré plusieurs filiales de son groupe aux îles Bahamas pendant que Steve Pagliuca, le boss des C’s aurait enregistré plusieurs de ses sociétés dans les Bermudes. Tous les deux auraient entrepris ces manœuvres afin d’avoir des bénéfices fiscaux non négligeables. La question est alors de savoir si les méthodes employées étaient illégales ou non.
Les Bermudes et les Bahamas sont des îles paradisiaques pour les paysages et le climat mais aussi et surtoût pour leurs politiques fiscales plus qu’avantageuses pour les plus fortunés de ce monde. En ce qui concerne nos deux patrons de franchise, ces accusations ne devraient avoir aucun impact sur les équipes de Boston et Miami. A moins que la ligue ne s’en mêle et qu’elle les force à vendre comme cela avait été le cas pour Donald Sterling il y’a 4 ans. Mais on en est très loin, car sans condamnation pénale, il n’y aura aucune sanction de la NBA.
