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Khris Middleton, « the most underrated player » : retour en chiffres sur la saison de l’un des meilleurs snipers de la ligue

Source photo : besthqwallpapers

La saison dernière, nous nous sommes penchés sur le profil statistique de trois joueurs : James Harden, Giannis Antetokounmpo et Damian Lillard. Par le biais des données avancées, toujours plus nombreuses et omniprésentes au sein de l’univers du sport moderne, nous vous avons exposé l’influence majeure qu’exercent ces trois monstres des parquets. Évidemment, il est plus aisé de s’attaquer à de telles stars, tant leurs présences statistiques, basiques ou poussées, dominent les classements. En ce sens, pourquoi ne pas s’attarder sur ceux qui, discrètement, se placent parmi l’élite. Ceux dont on refuse presque de leur accorder ce statut. Ces joueurs qui sont ou seront éternellement mis de côté. Aujourd’hui, nous rendons hommage aux sous-estimés. Cap vers Milwaukee, Wisconsin. Partons à la découverte du lieutenant de luxe du Greek Freak, Khris Middleton.

Comment se hisser parmi le gratin de la ligue lorsque peu de personnes croient en vous ? Comment trouver sa place et s’affirmer quand on vous donne des miettes de temps de jeu ? Comment espérer un semblant de carrière quand on vous envoie finalement faire vos preuves en D-League, l’anti-chambre de la NBA ? Et bien, demandez à Khris Middleton. Il vous répondra sûrement qu’une bonne dose de courage, de patience, de sérénité sont des vertus nécessaires pour s’en sortir. Dans le même temps, il vous assurera que la chance fait souvent des heureux.

En 2012, James Khristian Middleton, pensionnaire de l’Université de Texas A&M (Agricultural and Mechanical), se présente à la draft. Alors qu’il développe son jeu et s’impose dans le cinq-majeur pour sa deuxième saison (14,4 pts, 5,2 rebonds) il est malheureusement ralenti par une blessure au genou au début de sa troisième année universitaire, avant de revenir, puis de se blesser à nouveau. Lui, qui était pourtant annoncé en fin de premier tour, voit sa côte dégringolée suite à la non-qualification de son équipe pour le tournoi NCAA et sa potentielle fragilité physique.

Détenteurs du 39ème choix, les Detroit Pistons tentent le pari du shooteur de 21 ans. Trois mois et seulement 21 minutes (au total hein) au compteur, il prend la direction de la D-League (actuelle G-League). Il est rappelé rapidement puisque Tayshaun Prince et Austin Daye quittent le navire, ce qui laisse quelques minutes à prendre sur le poste 3. Une aubaine pour Middleton qui saura saisir la petite chance qui se présente en terminant sa saison rookie avec 6,1 points en 17 minutes.

Seulement, les dirigeants du Michigan, draftent un certain Caldwell-Pope et signent Josh Smith lors de la free-agency. Khris Middleton le sent, il n’est pas prêt de s’éterniser à Detroit, puis pour un shooteur, ses 31% derrière l’arc font peine à voir. Le 31 juillet, il est envoyé à Milwaukee en échange de Brandon Jennings. Le début d’une aventure de rêve.

Aux côtés de Giannis Antetokounmpo, le natif de Charleston en Caroline du Sud, va progressivement s’imposer et s’immiscer au cœur du projet de la franchise. L’arrivée de Mike Budenholzer va tout changer pour lui et son équipe. Sous l’égide de l’ancien bras droit de Gregg Popovich, Khris Middleton va enfin montrer l’étendue de son talent et participera à deux All-Star Games. Un sérial shooteur comme on en voit rarement. D’une efficacité redoutable, son jeu, basé sur ce jump-shot soyeux, régulier et létal est l’un des plus cliniques de la ligue.

I – Can I shoot it ? Yes, you can !

Avec 21,1 points cette saison, Khris Middleton réalise le meilleur exercice de sa carrière au scoring. Au sein du schéma tactique de Mike Budenholzer, il profite des espaces crées par la présence du Greek Freak pour mitrailler à sa guise. Et avec précision. Petite masterclass.

Son jump-shot est, en effet, l’arme principale de son arsenal offensif. Du parking, en pull-up, en catch and shoot, à mi-distance, ne laissez jamais, ô grand jamais, à Khris Middleton un seul millimètre d’espace sous peine d’entendre la douce musique du cuir caressant le filet. Vous voulez une preuve ? Le club des 50 – 40 – 90, ça vous parle ?

Pour ceux qui ne connaissent pas, ces types sont des professionnels du shoot sous toutes ses formes. Ils maîtrisent leurs gestes, les répètent encore et encore jusqu’au point d’atteindre un tel niveau de régularité qu’ils intègrent ce fameux club de snipers d’élites. Aligné une adresse globale de 50%, 40% derrière l’arc et 90 sur la ligne des lancers vous octroie donc un ticket d’entrée. Mais attention, depuis 2013, la NBA a posé ses conditions, celles de cumuler au moins 300 tirs, 82 à 3-pts et 125 lancer-francs.

Pour un sérial shooteur, c’est certainement l’un des objectifs majeurs d’une carrière. Et Dieu sait que la tâche est ardue. Dans l’histoire, seul huit joueurs et une joueuse ont réussi l’exploit. La légende Larry Bird (2 fois), Mark Price (88-89), Reggie Miller (93-94), Steve Nash (4 fois avec 47% d’adresse à 3-pts en 2008), Dirk Nowitzki (06-07), KD (12-13), Steph Curry (15-16), Malcolm Brogdon (18-19) et Elena Delle Donne en 2019 avec un impressionnant 97% aux lancers (seulement trois échecs en 117 tentatives).

Si la saison reprend, Khris Middleton peut devenir le 10ème membre des X-mens. Oui, « peut », car malheureusement, sur les deux dernières rencontres de la saison avant l’interruption, l’ailier des Bucks a fait chuter sa moyenne à 49,9%. Vous vous rendez compte, il ne passerait qu’à 0,01% d’adresse d’intégrer les légendes du shoot. Parce qu’avec ses 90,8% aux lancers-francs et surtout 41,8% depuis le parking, le compte est bon.

  • Dans le mille

De nos jours, il est très simple d’analyser le profil d’un joueur au scoring. Les statistiques avancées nous permettent de savoir en détails (mais vraiment) ses zones de confort. En ce qui concerne Khris Middleton, le plus intéressant, c’est de se pencher sur son volume de shoot. Et je vous parle de shoot pur. Parce que notre cher ami en a strictement rien à foutre de se frayer un chemin dans la peinture au risque de se faire casser en deux. Non, non, non, ça s’est vraiment si la voie est libre. Lui, son gagne-pain, c’est le jump-shot.

Sur ses 850 tentatives, 657 sont issues d’un tir en suspension, soit 77,2 %. Et sur ses plus de 600 essais, il en a converti 309, plus de 47% d’adresse. De plus, le EFG% mesure l’efficacité au tir en ajustant le fait qu’un 3pts est plus « valuable » qu’un deux point : ((FGM + (0.5 * 3PM)) / FGA. Avec 57,7% cette saison, Khris Middleton établit là son record en carrière.

  • Ambassadeur du tir à mi-distance

Avec l’ascension voire même la révolution du shoot à 3-pts, on a souvent condamné le tir à mi-distance. Considéré comme une zone à risque et légitimement moins valuable qu’un tir derrière l’arc, les joueurs, tout autant que les coachs, l’ont peu à peu délaissé.

Mais il existe encore de farouches défenseurs de l’art du shoot à mi-distance. Et en play-offs, avec des défenses qui empêchent systématiquement toutes tentatives longue-distance, le mid-range shot s’avère l’ultime salut pour tirer avantage d’une situation périlleuse. L’efficacité de Kawhi Leonard dans le domaine lors de sa légendaire campagne de Play-offs la saison dernière l’illustre parfaitement. A contrario, c’est ce qui a empêché Giannis de se dépêtrer de la défense des Raptors en finales de conférence. Preuve, que le shoot à mi-distance, paradoxalement, demeure indispensable dans la NBA actuelle. 

Et ça, Khris Middleton l’a bien saisi puisqu’il est l’un des meilleurs de la ligue. On parle de mid-range lorsqu’un tir est déclenché à plus de 1,5m du panier (5 feet chez les Ricains) Cette saison, un shoot tenté de cette distance rapporte, en moyenne, 0,83 points. Le n°22 des Bucks, lui, obtient 1,07 points par tir à mi-distance. C’est autant que la moyenne de points rapportée pour un tir derrière la ligne à 3-pts.

En fait, sur ses 21,1 points, 50,2% sont obtenus dans une zone à 2-pts. Sur ses 50,2%, presque la moitié sont issus d’un jump-shot à mi-distance (24%). En 2019-2020 il en aura planté 139 sur 266 tentés, soit une franche réussite de 52,3%.

Pour aller plus loin dans l’analyse, le journaliste américain Andy Bailey, officiant chez Forbes, a mis en place une statistique officieuse pour déterminer qui sont les shooteur à mi-distance les plus prolifiques cette année. Elle permet d’évaluer l’efficacité d’un joueur en tenant compte de son volume de shoot. Voici sa formule :

« Prenez les points d’un joueur sur les tentatives à 2-pts de plus de 5 pieds et soustrayez la moyenne de points de la ligue sur ces tentatives à plus de 5 pieds. Ensuite, multipliez par le nombre de tir tentés. »

Trois joueurs se dégagent du classement : Nikola Jokic, le meilleur shooteur de la ligue au poste 5, Chris Paul, maître incontesté du game, et, bien évidemment, Khris Middleton(Vidéo à 6m52 pour Middleton)

  • From Downtown

Certes, il excelle dans l’art du tir à mi-distance mais Khris Middleton est aussi adroit depuis le parking. Même s’il a mal démarré sa carrière (31% lors de sa saison rookie), le double All-Star a bâti son jeu sur le shoot longue-distance.

Tirant parti des larges espaces ouvert par Giannis Antetokounmpo, il s’est fait un malin plaisir à dégainer à tout-va. Cette année, il a tenté 318 tirs à 3-pts sur ses 850 tentatives (37,4%) pour 133 réussites (41,8%). Il obtient 7,26 points par match from downtown, ce qui représente 34,4% de sa moyenne de points par match.

Khris Middleton maîtrise tous les penchants du shoot extérieur. Vous voulez le placer dans le corner ? Allez-y, 26/49 depuis les coins. En sortie d’écran sans ballon ? Quand vous voulez : 1,3 panier sur 2,9 tentés en catch and shoot. Mais, détrompez-vous, c’est pas (plus) le genre de joueur à attendre patiemment qu’on lui file la gonfle. Non, l’ami Khris sait créer son propre shoot derrière l’arc. Il convertit 50,7% de ses tirs sans l’aide d’une passe clé. C’est le FGM%UAST, mesurant le pourcentage de tirs d’un joueur sans passes décisives. Un savant mélange de feintes, d’appuis et de timing. Régalez-vous.

Pour vous montrer à quel point Middleton est l’un des meilleurs shooteurs de sa génération, il suffit de contempler sa ligne de statistique face aux Celtics lors du 1er tour des Play-offs en 2018. 24,7 points, 5,1 rebonds et 3,1 passes décisives, mais surtout 61% à 3-pts. 61%, 25/41, record absolu en Play-offs. Avec cette petite merveille au buzzer pour arracher la prolongation au Game 1.

II – Good Lieutenant : en s’cred, toujours dans la bonne direction

Son profil correspond parfaitement à la philosophie de son coach, et avec Giannis, ils forment l’un des meilleurs duos de la NBA. Sans l’impact de Khris Middleton, inutile d’imaginer les Bucks au sommet de la Conférence Est. L’ensemble des coachs de la ligue en ont conscience puisqu’ils l’ont plébiscité deux fois de suite pour figurer parmi les remplaçants au All-Star Game. Son apport est inestimable.

Derrière Antetokounmpo, c’est celui qui touche le plus de ballons (58,6), et surtout le plus utilisé. Pour mesurer l’utilisation d’un joueur, il faut se référer à la statistique qu’on appelle vulgairement l’USG%. Cette donnée permet de déterminer le pourcentage de « ballons »ou d’actions d’équipe qu’exploite un joueur lorsqu’il est sur le terrain. Sur le papier, la stat de Middleton n’est pas incroyable (26,2%) mais quand on remarque que des joueurs comme Spencer Dinwiddie (29,2%), Derrick Rose (31,6%) voire même Caris Levert (27.7%) sont davantage utilisés dans l’attaque de leurs équipes respectives. On se rend alors réellement compte de l’efficacité offensive du lieutenant des Bucks.

D’ailleurs, quand on parle d’efficacité, impossible de ne pas mentionner le PER (Player Efficiency Rating), la statistique créée par John Hollinger pour « résumer tous les accomplissements d’un joueur en un seul nombre ». Plus vos agissements sur le terrain sont positifs, plus votre PER augmente. Et Middleton, avec 21,4, réalise sa meilleure saison.

Autre statistique fondamentale pour analyser l’influence de KM sur son équipe : le « Win Share ». Pour résumer, elle permet d’évaluer le nombre de victoires auxquelles un joueur contribue et Middleton se place parmi les meilleurs de la ligue (15ème). Sa présence sur le parquet rapporte, en effet, 7,4 victoires à Milwaukee. Il existe aussi une version défensive du WS, prenant le DEFRTG en compte, le « DefWS » mesure l’impact défensif d’un joueur sur les victoires de son équipe. Encore une fois, Khris Middleton s’impose dans le top 10 de la ligue en compagnie de Giannis et Eric Bledsoe. 

  • La meilleure attaque, c’est la défense

En plus d’être une sérieuse menace offensive, Khris Middleton est aussi un formidable défenseur. C’est parfois à lui qu’incombe la tâche de défendre sur le meilleur extérieur adverse. Preuve est de constater qu’il s’en sort plutôt bien. En moyenne, il ne concède que 3,4 tirs sur les 8,4 tentés de son opposant direct, le laissant repartir en dessous des 50% d’adresse (40,5%). D’ailleurs, le pourcentage au tir de ses adversaires baisse de 4,6% lorsqu’ils se retrouvent face à Middleton. C’est ce qu’on appelle le %DIFF (Percentage Points Difference), c’est tout simplement la différence entre le pourcentage moyen d’un joueur tout au long de la saison et celui lorsqu’il est défendu par ledit joueur. Le %DIFF de Khris Middleton s’élève à -4,6%, ce qui en fait l’un des meilleurs ailiers défensifs de la ligue.

  • No Giannis ? No problem

Oui, Giannis Antetokounmpo est un MVP incontestable, en route pour un potentiel deuxième trophée individuel de suite, mais heureusement pour lui, son équipe peut compter sur Khris Middleton en son absence. Plus qu’un lieutenant (de luxe), Middleton est un joueur d’élite capable de se muer en 1ère option offensive si la situation l’exige.

Son « Usage Rating » augmente de plus de 10%, passant de 26,2 à 36,7 en restant toujours aussi efficace. Son NetRtg (Net Rating), statistique déterminant le différentiel de points d’une équipe quand un joueur donné est sur le terrain, atteint +16,3 ! En gros, Khris Middleton est indispensable pour le succès des Bucks.

En 31 rencontres dans sa carrière sans son compère de toujours, l’ailier des Bucks claque une solide moyenne de 21,5 points, 5,9 rebonds et 4 passes décisives. En soignant bien évidemment ses pourcentages aux tirs : 47,5% (7,8/16,5) , 41% à 3-pts (2,3/5,6) et 91,7% aux lancers-francs. Et cette saison, en 7 matchs sans Giannis, l’addition est encore plus salée : 29 points à 48,6%, 44% à 3-pts (!!), 6,6 rebonds et 5,9 assists en 32,6 minutes.

Cerise sur le gâteau, le 28 janvier dernier, il établit son record de points en l’absence du Greek Freak face aux Wizards. 51 points dans la truffe des joueurs de la Capitale Fédérale dont 19 dans le seul deuxième quart-temps. 16 sur 26 au shoot dont un sublime 7/10 du parking et un parfait 12/12 sur la ligne des lancers sans oublier la victoire au bout.

III – « At his own pace »

Khris Middleton n’aurait certainement pas connu autant de succès s’il avait joué dans les années 90, ça non. Le jeu de Mike Budenholzer est basé sur la vitesse et l’exploitation des espaces par le tir à 3-pts. Quand les défenses se resserrent, notamment en Play-offs, Middleton n’est plus aussi percutant. On a pu le constater lors des finales de conférence Est la saison dernière entre les Bucks et les Raptors. Les Canadiens ont essoufflé, cadenassé et annihilé l’attaque des Bucks. Middleton n’a pas vu le jour et a terminé la série avec une triste moyenne de 13,6 points à seulement 40% aux tirs dont 37,5% derrière l’arc.

En fait, son manque de rapidité lui est préjudiciable dans ces conditions afin de se créer de véritables opportunités de scorer dans la peinture. Même si l’omniprésence de Giannis à l’intérieur peut en partie l’expliquer, Khris Middleton ne tente que 2,6 drives par matchs dans la raquette, qui lui rapporte seulement 3,6 points.

Sa réussite aux lancers francs résulte aussi du peu d’occasions dans cet aspect du jeu. Contrairement à un James Harden, pour qui la ligne des lancers est un deuxième foyer, l’ailier des Bucks ne tente seulement que 3,6 lancers francs par rencontre. Harden, c’est presque 4 fois plus (11,8).

Avant son arrivée dans la ligue, nombreux sont les scouts NBA ayant douté de sa dimension physique, le jugeant trop « soft » pour s’imposer dans la ligue. Joe Dumars, légende des Pistons, et ancien GM de la franchise de Detroit, a admirablement résumé le profil du bonhomme : « J’ai vu un gars qui joue à son propre rythme ». Pas faux, mais il a aussi remarqué que le joueur qu’il a drafté était loin d’être un athlète.

Seulement 11 dunks tentés cette saison, 127 lay-ups pour 71 réussites, 37 floaters (40,7% d’adresse) et parfois des bien dégueulasses. En bref, même s’il a parfois montré quelques fulgurances à monter péniblement au cercle, vous ne verrez certainement jamais Khris Middleton dans un concours de dunks.

Son physique lui a souvent fait défaut. Plusieurs fois blessé, il a manqué une bonne partie de sa troisième année universitaire qui a fait chuter sa côte à la draft 2012. Sur l’ensemble de sa carrière, Khris Middleton a manqué 146 matchs, soit une moyenne d’environ 18 rencontres par saison, presque 2 saisons complètes.

Cependant, sans Khris Middleton, les Bucks ne domineraient pas la ligue cette saison. Opérant dans l’ombre de Giannis, il punit les défenses de son shoot soyeux et létal. Il assure la relève quand le MVP est indisposé ou a la peine. Il participe activement au bon fonctionnement du plan de jeu de son coach, sans rechigner, sans s’écarter du droit chemin. Avant d’être un formidable joueur, Khris Middleton est un coéquipier modèle, qui n’a pas volé son statut de All-Star.

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